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Des rejets inquiétants dans une usine qui fabrique la Dépakine

10 Juillet 2018

Aux grands maux, les grands remèdes. "Sanofi Chimie décide d'engager dès aujourd'hui l'arrêt de la production de son site de Mourenx, et d'opérer les améliorations techniques annoncées et indispensables à un retour à la normale", a déclaré le groupe dans un bref communiqué, précisant avoir diligenté une enquête interne " pour mieux comprendre les causes et l'historique de la situation ".

Cette usine, située dans le bassin industriel de Lacq, a l'autorisation d'émettre "cinq composés organiques volatils (bromopropane, toluène, isopropanol, valéonitrile et propène) dans l'air dans la limite globale de 110 mg/m3", indique FNE dans un communiqué. "Il en émet en réalité 770.000 mg/m3, soit 7.000 fois plus que la norme autorisée", affirme encore FNE, qui fédère 3.500 associations de protection de l'environnement. Un rapport d'inspection d'avril auquel Le Monde a eu accès révèle notamment que le bromopropane, qui entre dans la composition du valproate de sodium, le principe actif de la Dépakine, a été mesuré jusqu'à 190 000 fois la norme avec un rejet en mars à plus de 380 000 mg/m alors que la valeur limite d'émission est de 2mg/m. En octobre 2017, déjà, des rejets à hauteur de 180 000 mg/m avaient été mesurés. Le fait que " Sanofi ne contrôlait pas ses trois colonnes (de l'usine), mais une seule. "Jamais contrôlées, les deux autres ont envoyé ces quantités astronomiques de polluants dans l'air ", poursuit la FNE qui, avec l'association Sepanso 64, demande l'arrêt immédiat des pollutions quitte à envisager la fermeture administrative du site. L'association France Nature Environnement (FNE) compte porter plainte pour ces dépassements.

Dimitri Payet proposé à West Ham — OM
The Guardian explique que les représentants de Dimitri Payet auraient de demandé si West Ham United était intéressé par le joueur. Son comportement avait plus qu'irrité les dirigeants anglais, qui parlaient alors de traîtrise.

De son côté, Sanofi assure que "les populations ne sont pas exposées à des niveaux supérieurs aux seuils" réglementaires. Le groupe se base sur une étude dimpact livrée par un organisme indépendant, mais dont le nom na pas été rendu public.

"Un plan d'actions a immédiatement été engagé par le site qui a mis en place une unité de collecte et de traitement des rejets afin de les réduire significativement".

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