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Coursiers à vélo. En grève pour un salaire décent

10 Juillet 2018

Ils tirent la sonnette d'alarme. "Depuis plusieurs mois, nous avons vu nos rémunérations diminuer et les distances de livraisons augmenter" explique le Collectif des livreurs parisiens (CLAP) sur Twitter, dénoncant un système qui fonctionne principalement sur la précarité des travailleurs. A la veille de la demi-finale France-Belgique, les coursiers à vélo des principales plateformes de livraison ont décidé, dimanche 8 juillet, de se mettre en grève pendant une semaine pour dénoncer leurs conditions de travail. Pour se faire entendre, ils demandent aux clients des plateformes de livraison d'être leurs alliés et leurs soutiens dans cette grève, grâce à un geste simple: "Ne pas commander la semaine du 8 au 15 juillet". Les coursiers à vélo appellent en effet à faire grève pendant une semaine, à partir de ce dimanche, en pleine Coupe du Monde. Certains estiment qu'ils sont ce que l'uberisation a fait de pire car les livreurs travaillent sous le statut d'auto-entrepreneur: ils n'ont donc aucun salaire garanti.

Les initiateurs de la mobilisation réclament "une tarification minimum horaire garantie" par leur contrat, "la prise en compte de la pénibilité de travail via différents bonus (pluie, week-end, nuit.)", ainsi que des "plages de travail et une activité" garanties. Il prévoit la possibilité, pour une plateforme, d'établir une "charte" qui définisse "ses droits et obligations ainsi que celles des travailleurs avec lesquels elle est en relation".

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L'amendement précise cependant que "l'établissement de la charte et le respect des engagements pris par la plateforme [.] ne peuvent caractériser l'existence d'un lien de subordination juridique entre la plateforme et les travailleurs". Il cite des garanties sur "un accès à la formation", "un contrat d'assurance en cas de maladie ou de risque professionnel" ou "un revenu décent". Exigeant de meilleures conditions de travail, ils critiquent en cœur la politique macronienne et l'amendement Taché, en cours de discussion, qui les précariserait encore davantage.