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Au Congrès à Versailles, Emmanuel Macron répond aux critiques

10 Juillet 2018

Cette "grande concertation" devra être organisée par chaque préfet "d'ici au 15 septembre" en vue d'améliorer la représentation institutionnelle du culte musulman, le financement des mosquées et la formation des imams et aumôniers. Le gouvernement va déposer un amendement au projet de loi constitutionnelle pour permettre au chef de l'Etat d'écouter les parlementaires et leur répondre lors des Congrès, a annoncé Emmanuel Macron.

Baisse des dépenses publiques.

"Si l'on veut partager le gâteau, la première condition c'est qu'il y ait un gâteau, et ce sont les entreprises (.) les producteurs, qui font ce gâteau et personne d'autre". Le Premier ministre Edouard Philippe "présentera dans les prochaines semaines les nouvelles décisions permettant de tenir les engagements de baisse de nos dépenses publiques", a déclaré Emmanuel Macron, promettant "des choix forts et courageux". "J'attends d'elles qu'elles s'engagent en termes d'apprentissage, d'emplois dans les quartiers difficiles. Je ne leur demanderai pas de s'engager par la loi mais par des engagements actifs, immédiats, visibles, de créations d'emplois, d'embauche d'apprentis" avec "une mobilisation pour nos territoires des principales entreprises et des investisseurs".

"Faire croire que nous voudrions supprimer les pensions de réversion est une rumeur malsaine, visant à faire peur", a-t-il enfin tenu à dénoncer, alors que la réforme des retraites est prévue dans quelques mois. "Rien ne changera pour les retraités d'aujourd'hui", a-t-il affirmé devant le Congrès, les parlementaires réagissant par des exclamations. "Pour la première fois ce qui a été choisi n'a pas été de faire une économie sur les retraités d'aujourd'hui ou ceux qui s'apprêtent à partir à la retraite, mais de refonder un système de retraite juste, unique, transparent, qui viendra progressivement remplacer la quarantaine de systèmes existants", a insisté le président de la République.

Pour ce qui est de l'économie, le chef de l'Etat, souvent accusé d'être le "président des riches" a assuré n'aimer "ni les castes, ni les rentes, ni les privilèges".

"Il est mensonger de vouloir défendre les salariés si l'on ne défend pas les entreprises", a-t-il ajouté afin de justifier la conduite de ses réformes en faveur de la compétitivité.

Le gouvernement suspend la hausse du prix des carburants — Violences en Haïti
L'allocution du président @moisejovenel , accompagnée de son épouse Martine Moïse, aura duré plus de 23 minutes. La mesure découle du nouveau cadre de référence entre le Fonds monétaire international (FMI) et Haïti .

Lutte contre le terrorisme islamiste.

Congrès à Versailles: faut-il parler d'une "dérive monarchique " d'Emmanuel Macron? "Peut-être les 28 peuples qui composent l'Union n'avanceront pas tous au même pas, mais ils se montreront capables d'agir ensemble", a concédé le chef d'État, ouvrant la voie à une "Europe à deux vitesses".

Si la "République n'a aucune raison d'être en difficulté avec l'islam", le président estime toutefois qu'"il y a une lecture radicale, agressive de l'islam qui se fixe pour but de mettre en cause nos règles et nos lois de pays libre, de société libre dont les principes n'obéissent pas à des mots d'ordre religieux".

Migrants. "Jamais la France n'acceptera des déportations" de migrants "à travers l'Europe", a affirmé le président Emmanuel Macron.

Le chef de l'Etat s'est ensuite félicité de l'adoption à l'automne 2017 de la loi controversée sur la sécurité intérieure et le terrorisme (Silt) qui "a permis de sortir de l'état d'urgence et d'instituer les instruments indispensables pour lutter contre le terrorisme contemporain".