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Une cour d'appel ordonne la libération de l'ex-président Lula — Brésil

09 Juillet 2018

La police fédérale doit s'abstenir "de pratiquer quelconque acte qui modifie la décision collégiale" de condamner Lula à 12 ans et un mois de prison pour corruption, a affirmé le juge Joao Pedro Gebran Neto, décidant que l'ex-président (2003-2010) devrait rester dans sa prison de Curitiba (sud).

La confrontation entre les magistrats n'aura duré que quelques heures, le temps de donner un court espoir à l'ancien président Lula et à ses soutiens, avant une nouvelle douche froide.

Le juge Favreto, qui était ce week-end le juge de permanence du TRF4, a décidé dimanche à la surprise générale d'accepter une demande d'habeas corpus présentée vendredi par plusieurs députés du Parti des Travailleurs (PT), fondé par Lula en 1980.

Il avait même demandé que cette libération ait lieu dès dimanche, "selon le régime d'urgence".

Âgé de 72 ans, Luiz Inacio Lula da Silva a été condamné à douze ans de prison pour corruption.

L'ancien président brésilien Lula pourrait sortir de prison où il est incarcéré depuis avril pour corruption.

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La Première ministre Theresa May a immédiatement réagi, se disant "horrifiée et choquée" dans un communiqué. Peskov, s'interrogeant si " la Grande-Bretagne est intéressée par une véritable enquête ".

Dans un nouveau rebondissement, le juge Favreto a déclaré qu'il maintenait sa décision. "Je réaffirme la teneur des décisions prises antérieurement, en décrétant la mise en œuvre immédiate de la mesure de libération dans un délai maximum d'une heure", a-t-il écrit. Mais quelques heures plus tard, le président du tribunal de seconde instance a maintenu Lula derrière les barreaux. Un imbroglio judiciaire qui a créé la confusion au Brésil à trois mois d'une élection présidentielle parmi les plus incertaines de l'histoire du pays et à laquelle Lula veut se présenter.

Le bras de fer judiciaire s'est poursuivi avec une demande officielle du Parquet fédéral de faire machine arrière, reprenant l'argument de Sergio Moro en affirmant que le juge de permanence n'a pas la compétence d'examiner une demande d'habeas corpus.

Le PT a lancé un appel à la mobilisation, dans un communiqué ayant pour titre "La liberté de Lula est la liberté du Brésil".

La justice brésilienne reproche à Lula d'avoir reçu un luxueux appartement en bord de mer de la part d'une entreprise de construction en échange de faveurs dans l'obtention de marchés publics, ce qu'il a toujours catégoriquement nié, invoquant l'absence de preuves et dénonçant un complot visant à l'empêcher de briguer un troisième mandat. Alors qu'il n'a eu de cesse de clamer son innocence, une cour d'appel a ordonné sa libération.

"Je veux juste que la Cour suprême rende justice".

Une cour d'appel ordonne la libération de l'ex-président Lula — Brésil