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La purge d'Erdogan continue en Turquie : plus de 18 000 fonctionnaires limogés

08 Juillet 2018

Un décret-loi publié ce dimanche 8 juillet dans le Journal officiel a permis le limogeage de plus de 18.000 fonctionnaires, dont plus de 9.000 fonctionnaires de police et 6.000 membres des forces armées, rapporte l'AFP.

Ce décret-loi est présenté comme le dernier à être promulgué sous l'état d'urgence instauré au lendemain du putsch manqué de juillet 2016 et sans cesse renouvelé depuis. Par ailleurs, environ 1 000 employés du ministère de la Justice et 650 du ministère de l'Education ont également été renvoyés.

"Les alliés occidentaux de la Turquie ont accusé le président Erdogan d'utiliser le putsch manqué de juillet 2016 comme une excuse pour sévir" contre ses opposants, rappelle le site d'information britannique.

Ces purges sont vivement critiquées par les ONG de défense des droits de l'homme et l'opposition, qui y voient une tentative de faire taire toute voix critique.

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Les médias turcs affirment que ce régime d'exception sera levé après la prestation de serment du président Recep Tayyip Erdogan, réélu le 24 juin pour un nouveau mandat, et dont la levée de l'état d'urgence était l'une des promesses de campagne. Néanmoins, le texte annonce que 148 personnes, limogées par de précédents décrets, ont été réintégrées dans la fonction publique.

Lundi marquera également l'entrée en vigueur d'un système présidentiel en vertu d'une révision constitutionnelle adoptée par référendum en avril 2017. Celui qui règne déjà sur la Turquie depuis 15 ans détiendra désormais l'ensemble des pouvoirs législatifs, le poste de Premier ministre étant supprimé, et pourra promulguer des décrets présidentiels.

Pour leur part, "les autorités disent que les soutiens [du prédicateur musulman Fethullah Gulen basé aux États-Unis et accusé d'avoir orchestré la tentative de putsch] ont inflitré les institutions gouvernementales à tous les niveaux et qu'ils ont mis en place des cellules terroristes".
12 associations, 3 journaux et une chaîne de télévision ont également été fermés.

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