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Accord des trois partis de la coalition sur l'accueil des migrants — Allemagne

08 Juillet 2018

Inoubliable en Israël: a chancelière allemande Angela Merkel, accompagnée de la plupart de ses ministres, était arrivée en Israël, où elle s'était entretenue avec le Premier ministre Benjamin Netanyahu du nucléaire iranien et des négociations avec les Palestiniens. Le fronde lancée contre elle par le parti bavarois CSU la visait elle personnellement, de nombreux observateurs y voyant une tentative de "putsch" de son aile droite. Selon l'agence dpa qui cite des sources proches des discussions, les partenaires de coalition sont parvenus à se mettre d'accord sur des mesures pour contrer l'immigration illégale et pour instaurer une politique d'asile plus dure. La dirigeante conservatrice a fait l'objet d'une remise en cause sans précédent de l'intérieur même son équipe. Les trois partis au gouvernement allemand, CDU, CSU et SPD, venaient de tomber d'accord sur un "ensemble de nouvelles dispositions sur la politique d'asile".

La question estdésormais de savoir si le parti du ministrecompte quitter la coalition gouvernementaleou non à la suite de cette démission, cequi priverait la chancelière de majorité à lachambre des députés et plongerait le paysdans une crise politique majeure. Or, le SPD a réservé jusqu'ici sa réponse, demandant du temps pour l'examiner.

USA-Démission du chef de l'Agence de l'environnement, Scott Pruitt
Pour ses dépenses personnelles, l'homme était semble-t-il plus regardant. Andrew Wheeler, numéro deux de l'EPA, assurera l'intérim, a précisé M.

C'est "une bonne solution", a déclaré Andrea Nahles, la présidente du Parti social-démocrate (SPD), le 5 juillet, à la sortie d'une nouvelle réunion de la Commission de la coalition. Les premières réactions au SPD, et plus généralement à gauche, ne sont guère favorables. Ce compromis prévoirait la création en Allemagne de centres de transition, où les migrants passeront une courte période avant d'être expulsés dans d'autres pays de l'Union européenne, où ils avaient été initialement enregistrés. Le SPD en avait refusé l'idée en 2015 en dénonçant le principe de "camps fermés". Les sociaux-démocrates espèrent ainsi pouvoir favoriser les voies d'immigration légales. Telle fut la réponse laconique d'Angela Merkel lorsqu'en octobre dernier elle avait déjà cédé à l'exigence de son futur ministre de l'intérieur CSU Horst Seehofer de limiter à 200.000 le nombre annuel de demandeurs d'asile, après avoir juré de ne "jamais" fixer de plafond. Cet arrangement en Allemagne ouvre en effet sur un gouffre en Europe. "Si l'Allemagne croit qu'ils peuvent simplement renvoyer des gens en Autriche, en bafouant le droit international, nous expliquerons aux Allemands que nous ne les accueillerons pas", avait déjà prévenu la semaine dernière le ministre de l'Intérieur autrichien Herbert Kickl.

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