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Le gouvernement britannique veut une zone de libre échange — Brexit

07 Juillet 2018

La Première ministre britannique est parvenue pour cela à obtenir une "position commune" au sein du gouvernement alors que ses ministres - tenants d'une ligne dure ou non - étaient très divisés sur les modalités de ce départ de l'UE, à neuf mois de l'échéance du 29 mars 2019.

"Notre proposition créerait une zone de libre échange entre le Royaume-Uni et l'UE avec un ensemble de règles communes pour les biens industriels et les produits agricoles", déclare Theresa May dans ce document. Parmi les autres mesures voulues par Londres, la fin de la libre-circulation des personnes pour plus de contrôle sur la politique migratoire mais aussi un dispositif pour que Britanniques et Européens puissent continuer à s'installer les uns chez les autres.

Dans un communiqué, la Première ministre Theresa May a également proposé un nouveau modèle douanier "favorable aux entreprises".

Selon l'exécutif britannique, ces propositions permettront d'éviter le retour d'une frontière physique entre l'Irlande et l'Irlande du Nord, cette question constituant le principal point d'achoppement des négociations en cours et une inquiétude majeure pour les habitants de l'île.

Mais, alors que la date fatidique se rapproche, il souligne aussi la nécessité d'"intensifier" le travail de préparation pour faire face à tous les scénarios possibles - en particulier celui d'une éventuelle sortie de l'UE sans accord avec Bruxelles.

Mais à peine publié, ce projet suscitait toutefois déjà des réactions critiques du côté des eurosceptiques.

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Sur le plan économique, les producteurs seraient contraints de reverser des royalties aux auteurs de " Seven Nation Army ". Quoiqu'il en soit, la chanteuse Netta Barzilai a désormais une épée de Damoclès au-dessus de la tête.

Mais pour The Independent, convaincre ses ministres fut "la partie facile" de la mission de Theresa May: "maintenant la partie la plus difficile: trouver un accord avec l'Union européenne".

L'Union européenne, qui aimerait voir les discussions enfin progresser, doit désormais se prononcer sur ce plan.

"Plus vite nous aurons une proposition britannique précise sur la frontière irlandaise, meilleures seront les chances de finaliser les négociations du Brexit cette année", a déclaré cette semaine le président du Conseil européen Donald Tusk. "Nous allons opérer étape par étape". La patience "est à bout", a affirmé Adam Marshall, le directeur général des British Chambers of Commerce.

Le président exécutif d'Airbus, Tom Enders, accuse les responsables britanniques "de n'avoir aucune idée de ce qu'ils font, ou tout au moins ne sont pas d'accord sur qu'il faudrait faire pour bien organiser le Brexit".

"Mais détrompez-vous, le Brexit, qu'il soit dur, mou, léger ou propre, qu'importe comment vous l'appelez, causera des dégâts à l'industrie aéronautique et à d'autres, et causera des dégâts au Royaume-Uni", a-t-il ajouté.

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