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Emmanuel Macron salue l’accord sur les migrants — Europe

01 Juillet 2018

Le président français, Emmanuel Macron, a salué un accord qui récompense "la coopération européenne".

Il ne s'agit toutefois pas de contrer une nouvelle menace, les passages irréguliers étant en effet en chute libre depuis le 1er janvier: 43 000 en tout d'après l'ONU, au lieu de 30 000 par jour au plus fort de la crise syrienne, à l'automne 2015. Emmanuel Macron a aussi évoqué "une volonté de mieux protéger les frontières, de renforcer les règles d'accueil". "Beaucoup prédisaient ce soir l'impossibilité d'un accord, beaucoup prédisaient le triomphe de solutions nationales, nous avons réussi ce soir à obtenir une solution européenne et un travail en collaboration".

C'est "un très bon compromis", s'est réjoui de son côté le Premier ministre polonais Mateusz Morawiecki.

"Pour les migrants secourus dans les eaux européennes, des " centres contrôlés " sont proposés dans le texte - et non " fermés " comme le souhaitait la France -, que les Etats membres mettraient en place " sur une base volontaire ". "L'Italie n'est plus seule", se félicite l'Italien Giuseppe Conte. Il avait bloqué l'adoption d'une première salve de conclusions, portant sur la défense et le commerce, avant même que ne commence les débats sur les migrations. "Nous attendons des actes", avait d'emblée déclaré Conte, reprochant à ses voisins d'avoir trop longtemps laissé l'Italie gérer seule les arrivées de migrants. - L'UE "face à son destin" - Le Conseil européen réuni à Bruxelles ponctue deux semaines de bras de fer diplomatiques autour de navires transportant des migrants secourus en Méditerranée, auxquels Rome a refusé l'accostage.

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"Rien n'est approuvé tant que tout n'est pas approuvé", a justifié une source gouvernementale italienne pour expliquer ce coup de théâtre, qui a conduit les présidents de la Commission et du Conseil européens à reporter à vendredi 29 juin la conférence de presse prévue jeudi soir 28 juin à mi-parcours du sommet. Tout cela pour dire à ceux qui en doutaient que l'arrivée des populistes et de la droite en Italie rebat complètement les cartes de la politique d'immigration européenne, l'Italie étant le premier pays d'accueil, avec la Grèce...

Des centres hors de l'UE Pour réduire au maximum le nombre de bateaux arrivant dans les eaux européennes, les 28 ont accepté de se pencher sur la création de "plateformes de débarquement" hors de l'UE pour les migrants secourus en mer, qui "mettrait fin au modèle économique des passeurs". La création de ces lieux, qui seraient dotés de moyens européens, est cependant laissée à la discrétion des Etats membres, et de la même manière le partage de l'accueil devra se faire " sur une base volontaire ". Au Sud, les pays concernés n'ont pas été consultés et d'ores et déjà le Maroc, la Tunisie et l'Albanie ont refusé de tels centres sur leur sol. Ce sommet du 28 juin devait initialement permettre de débloquer la réforme du régime d'asile européen, enlisée depuis deux ans.

Cette législation européenne confie aux pays de première entrée dans l'UE la responsabilité principale du traitement des demandes d'asile, faisant peser une charge disproportionnée sur certains pays. Mais des pays comme la Hongrie et la Pologne, soutenus par l'Autriche, s'y opposent frontalement. Du texte qui pose le principe simple du droit d'asile européen: le pays dans lequel a été formulée la demande d'asile est celui qui est chargé de son instruction et de la décision finale.

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