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L’ Insee confirme un coup de frein sur la croissance en 2018

22 Juin 2018

C'est moins que la prévision de la Banque de France qui table désormais sur 1,8% au lieu de 1,9% initialement prévu. L'institut estime, dans sa note de conjoncture de mi-année, que la croissance française devrait freiner et s'établir à 1,7% en 2018.

Ce ralentissement, qui n'est pas spécifique à la France, s'explique sans doute par la conjonction de facteurs ponctuels et de déterminants plus globaux analyse l'Insee: remontée des prix du pétrole, appréciation de l'euro, craintes de tensions protectionnistes, capacités de production très sollicitées dans certains pays, etc. "La croissance a été exceptionnellement forte en France en 2017, parce qu'il y a eu un phénomène de rattrapage après plusieurs années de crise, et qui n'était pas soutenable à ce rythme", a-t-il ajouté.

Pâtissant notamment du regain des prix du pétrole, le Produit intérieur brut (PIB) tricolore, qui n'avait progressé que de 0,2 % sur les trois premiers mois de l'année, devrait augmenter de 0,3 % au 2ème trimestre puis de 0,4 % aux 3ème et 4ème trimestres, selon l'Insee. Une consommation des ménages " atone " et l'impact des grèves dans les transports ont aussi pesé, selon l'Insee.

Le ministre de l'Economie Bruno Le Maire a dit mercredi anticiper une croissance de 1,8% en France cette année.

L’adieu de Paris à Yvette Horner, reine des bals populaires
La cérémonie funéraire sera célébrée dans la cathédrale de Tarbes à 16 heures, avant l'inhumation au cimetière Saint-Jean. Depuis les années 50, elle parcourait chaque année les coureurs du Tour de France sur un char et armée de son accordéon.

Dans le détail, l'Insee prévoit un ralentissement de l'investissement des entreprises sur l'année, à +3,1% contre +4,4% en 2017.

La consommation des ménages devrait de son côté progresser à un rythme modéré, de 1% en moyenne annuelle, après +1,1% l'an dernier. Il devrait toutefois rebondir en fin d'année en raison de la suppression des cotisations salariales et de la réduction de la taxe d'habitation pour certains ménages.

Quant aux exportations, elles devraient rebondir après un premier trimestre en berne, portées par "une demande mondiale dynamique et par des livraisons de grands contrats aéronautiques et navals", selon la note de conjoncture.

"La croissance est solide", a déclaré lundi le ministre de l'Economie, Bruno Le Maire, devant des journalistes, assurant ne pas avoir "d'inquiétudes particulières " à ce sujet. L'Institut national de la statistique se montre moins optimiste que la Banque de France, qui prévoit 1,8% de hausse du PIB, et que le gouvernement, qui table pour l'heure sur une hausse de 2 %.

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