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GE renonce à tenir ses engagements sur l'emploi en France — Alstom

16 Juin 2018

John Flannery, le nouveau Pdg de l'américain General Electric (GE), vient d'informer le gouvernement que son groupe renonçait à son engagement de créer un millier d'emplois en France d'ici la fin de l'année (fin avril, GE n'avait créé que 323 emplois dans l'Hexagone). Il avait qualifié cette opération de "très décevante" en novembre.

"Je suis en discussions avec General Electric, je leur ai déjà indiqué que GE devrait verser des compensations à hauteur des emplois qui n'ont pas été crées en France", a-t-il déclaré.

A Belfort, ville où se trouve l'usine historique d'Alstom et une autre de GE qui compte 3.500 salariés, le conseil départemental a approuvé une motion demandant "solennellement au gouvernement et au président de la République, de prendre toutes les mesures nécessaires pour obtenir (de GE) le respect de l'engagement pris et de tout mettre en œuvre pour garantir le maintien de l'emploi à Belfort". M. Le Maire a également demandé au PDG que des "perspectives claires soient données pour les années à venir à chacun des sites industriels de GE en France, qui permettent d'assurer la pérennité de l'activité et des emplois associés".

GE a assuré pour sa part qu'il continuerait "à travailler en étroite collaboration avec le ministère de l'Economie et des Finances" sur les engagements pris lors de l'acquisition.

Alors que Nokia a réitéré sa promesse de conserver 4 200 emplois en France d'ici à la fin 2018, Arcelor, Whirlpool ou SFR ont, eux, tenu leurs engagements, pas toujours très contraignants.

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Les accords prévoyaient une pénalité de 50.000 euros par emploi net qui ne serait pas créé avant la fin 2018, soit une amende potentielle de près de 34 millions d'euros si la situation n'évolue pas d'ici fin 2018. D'abord, Arnaud Montebourg, puis son successeur au ministère de l'Économie: Emmanuel Macron.

"Nous tiendrons nos engagements contractuels", a assuré la source proche de GE, interrogée sur cette amende. C'est un gouvernement socialiste qui avait validé la vente d'Alstom à General Electric. M. Flannery a succédé l'an dernier à Jeff Immelt, qui avait mené à bien l'acquisition de la branche énergie d'Alstom en 2014.

Après ce rachat d'un fleuron industriel français, une commission d'enquête de l'Assemblée nationale a préconisé une extension du champ d'application du contrôle des investissements étrangers.

Mais l'épisode concernant GE et Alstom est d'autant plus marquant que sa promesse de créer 1 000 emplois net avait permis au conglomérat américain de racheter Alstom au nez et à la barbe de Siemens.

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