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France: Fillette morte il y a 30 ans: parents arrêtés - Faits Divers

14 Juin 2018

En août 1987, le corps de la fillette avait été retrouvé affreusement mutilé et brûlé au bord de l'autoroute A10. D'après les médecins légistes, la victime est âgée de 3 à 5 ans et le créneau de la mort se situe entre 11 heures et 13 heures, soit deux à quatre heures avant la découverte du corps. Brûlures, morsures, fractures. les constatations effectuées sur le corps indiquaient qu'elle avait subi un nombre incalculable de violences. Comme l'exige la loi, un prélèvement ADN est effectué sur une personne en garde à vue. Les parents ont été placés en garde à vue pour meurtre, recel de cadavre, violences habituelles sur mineur de moins de 15 ans.

Chargé à l'époque du dossier, le juge d'instruction de Blois avait précisé qu'il s'agissait " pratiquement d'un cas d'anthropophagie avec prélèvement de chair ".

Le père aurait reconnu des maltraitances de la mère sur l'enfant ayant entraîné la mort. Près de 65.000 écoles avaient été visitées à la rentrée scolaire, et 6.000 médecins ou assistantes maternelles avaient été rencontrés pour essayer de donner un nom à cette jeune victime.

En 1987, l'affaire avait ému la France entière.

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D'autres se sont empressés de critiquer ouvertement Anne-Sophie Lapix : "Elle est journaliste et se doit être impartiale". Le coup d'envoi de la coupe du monde de football en Russie sera donné jeudi après-midi.

Le signalement de la fillette avait été diffusé dans plus de 30 pays et sa photographie placardée dans tous les endroits publics: Elle mesurait 0,95 mètre, avait les cheveux bruns bouclés et les yeux marron foncé.

Une ordonnance de non-lieu avait finalement été rendue en 1997, laissant cette affaire non-résolue. "On compte toujours sur un remords d'un membre de la famille, sur un témoin qui, à l'époque des faits, n'aurait pas fait le lien avec la disparition, un petit élément anodin", expliquait alors le procureur de la République de Blois. Elle aurait d'ailleurs dû s'éteindre en août 2007, à la date de la prescription. Mais malgré la centaine d'appels, aucune piste n'avait aboutie. Impossible à l'époque de trouver une correspondance dans le fichier national des empreintes génétiques (FNAEG). "La justice doit faire preuve d'acharnement pour retrouver les auteurs de ces faits intolérables", avait notamment expliqué Frédéric Chevallier. J'aurais tellement voulu pouvoir mettre un nom sur la tombe de cette enfant.

Selon une source judiciaire, le père, âgé de 66 ans, affirme que la mère était violente non seulement avec la fillette mais aussi avec ses deux grandes sœurs et avec lui. Sur le monument funéraire est gravée une simple inscription: "Ici repose un ange".