Mercredi, 15 Août 2018
Dernières nouvelles
Principale » International: Donald Trump torpille le sommet du G7

International: Donald Trump torpille le sommet du G7

12 Juin 2018

Il a expliqué avoir agi en réaction à des propos tenus par le Premier ministre canadien sur les taxes américaines.

Dans une rare communion, la Chambre des communes a adopté lundi à l'unanimité une résolution de l'opposition de gauche soutenant la riposte du gouvernement de Justin Trudeau aux attaques américaines.

Cette nuit, Donald Trump a annoncé son retrait du communiqué commun du G7 dans un Tweet. Des photos prises lors de cette même conférence de presse confirment d'ailleurs que le sourcil gauche du Canadien est authentique et qu'il se porte bien. Il ne peut pas se permettre d'avoir l'air faible avant de négocier avec la Corée du Nord.

"Ne vous inquiétez pas, Justin Trudeau". Sur Twitter, il s'est contenté de saluer un accord "historique" qui favorisera, notamment, "la prospérité des citoyens et l'économie".

"C'est ce qui compte", a-t-il conclu. La cheffe de la diplomatie canadienne, Chrystia Freeland, a ainsi regretté dimanche des "attaques ad hominem (.) ni utiles, ni productives".

Une attitude qui n'a pas été imitée par tous les membres de son gouvernement. Le dirigeant canadien a estimé que ce sommet était "un succès".

De la France en passant par l'Allemagne, mais aussi au sein même des États-Unis, les déclarations agressives de Trump et sa bande ont été vigoureusement dénoncées.

Le pari, "c'était de jouer sur la psychologie de Trump et de lui tendre la main au milieu des alliés européens plus hostiles, comme (la chancelière allemande Angela) Merkel".

Yahoo Messenger fermera le 17 juillet
Cette nouvelle version a à son tour, été condamnée en août 2016 lorsque la gestion des clients Windows et Mac a été arrêtée. Face à l'ascension fulgurante de WhatsApp , la plateforme de messagerie de Yahoo devenait de moins en moins pertinente.

Emmanuel Macron, pour sa part, est sur la même ligne que le Canada.

Le G7 a malgré tout permis d'annoncer un financement de près de 4 milliards $ pour aider les jeunes filles en zone de guerre à avoir l'accès à l'école.

Mulroney, qui connaît personnellement Trump et conseille discrètement l'actuel premier ministre sur la manière de traiter avec le bouillant président américain, a comparé la tirade livrée par le milliardaire le week-end dernier à une " forte averse d'été", le genre " qui vous tombent dessus abruptement et se dissipent tout aussi rapidement ".

"Le Canada n'est pas seul, il n'est même pas dans la pire situation", a-t-il fait valoir, en faisant référence au Mexique.

Larry Kudlow, le principal conseiller économique de Donald Trump, a rendu le Premier ministre canadien, Justin Trudeau, responsable de l'échec du sommet du G7.

Dans sa colère, Emmanuel Macron a été rejoint par un ancien président: François Hollande. "Nous nous y tenons, et quiconque les quitterait le dos tourné montre son incohérence et son inconsistance", a fait valoir l'Elysée dans une déclaration. "C'est dur, c'est décevant cette fois-ci, mais ça n'est pas la fin" du G7, a-t-elle déclaré sur la chaîne allemande ARD. "Quand on lui a demandé lors de la conférence de presse si " son " sommet n'avait pas été éclipsé par Donald Trump, il a répliqué que oui, des discussions ont été musclées, oui, il y a eu des divergences importantes, oui, il y a encore beaucoup de travail à faire, et qu'il n'est pas possible de changer la philosophie et la façon de voir les choses du président américain". "L'Europe unie est la réponse à l'Amérique d'abord", a-t-il ajouté.

Les commentateurs établissent un parallèle avec les tensions opposant le Premier ministre Pierre-Eliott Trudeau au président américain Richard Nixon qui l'avait qualifié en 1972, en privé, d'"intello pompeux" et de "fils de pute intelligent" pour être avoir rétabli les relations diplomatiques avec le régime communiste chinois. La "vision du monde [de Trump] ne représente pas les idéaux américains ". "Respectons les Etats-Unis, mais défendons nos intérêts y compris contre les intérêts américains, c'est la compétition internationale!" "À nos alliés: une majorité bipartisane d'Américains est pro-libre-échange, promondialisation et supporte les alliances basées sur 70 années de valeurs partagées".

International: Donald Trump torpille le sommet du G7