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Google risque encore de prendre cher à Bruxelles — Android

10 Juin 2018

Selon des sources anonymes citées par Politico, la Commission européenne pourrait rendre le jugement concernant l'abus de position dominante impliquant Android en juillet. L'amende devrait être dévoilée le mois prochain.

Condamné l'an dernier à verser une somme astronomique pour abus de position dominante dans le domaine de la recherche en ligne, Google doit désormais répondre de son quasi-monopole exercé sur le marché des smartphones. L'association professionnelle d'éditeurs de services internet et de groupes numériques déplore les conséquences sur les développeurs, des "millions d'applications " se trouvant exclusivement dans le Play Store. "Nous proposons Android gratuitement et nous couvrons les coûts via les revenus générés par les applications Google ainsi que les applications distribuées via Android" précise également Google.

Une autre accusation porte sur des incitations financières aux fabricants et opérateurs mobiles pour la pré-installation exclusive de Google Search, ainsi que pour un accord engageant un fabricant à ne pas vendre des appareils avec des forks d'Android.

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Sans démentir le contenu de la note, Jean Pisani-Ferry a précisé sur son compte Twitter que la note n'avait pas vocation à être publiée.

Selon la Commission européenne, ces pratiques ont donné un avantage à Google, tout en réduisant les possibilités de choix des consommateurs européens. Tout en maintenant des prix bas et un large choix, autant pour les fabricants que pour les utilisateurs finaux.

D'après Reuters, Google aurait récemment tenté d'obtenir une audition à huis clos avec des représentants de la Commission européenne et de plusieurs autorités antitrust. Mais sa demande aurait été rejetée. Effectivement, à en croire le Financial Times et Bloomberg, la commissaire européenne à la concurrence Margrethe Verstager voudrait imposer cette amende qui représente 10% du chiffre d'affaires d'Alphabet, la maison mère de Google.

Une séparation d'Android et du moteur de recherche n'est pas à exclure, à l'image de ce qui s'était passé avec Microsoft il y a une vingtaine d'années. La firme de Redmond avait dû développer, pour l'UE, une version de Windows sans le lecteur Windows Media.

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