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Vers davantage de soins sans chimiothérapie — Cancer

08 Juin 2018

Jusqu'à 70% d'entre elles peuvent éviter la chimiothérapie, en fonction des résultats d'un test génétique existant, et se contenter des médicaments hormonaux habituellement prescrits après une opération pour retirer la tumeur. Jusqu'à présent il était considéré qu'en cas de score au-delà de 25, le risque de récidive était élevé et nécessitait l'ajout d'une chimiothérapie; mais que la patiente en était dispensée si le score était situé entre 0 et 10, ce qui signifiait un pronostic favorable avec un taux de récurrence faible (2%). Autrement, le patient pourra dans la majorité des cas recevoir un traitement d'un nouveau type et en plein essor, l'immunothérapie. Dans le cancer du poumon, le caractère non automatique de la chimiothérapie a fait aussi parler de lui à l'ASCO. De cette étude est ressorti que les femmes ayant un score entre 0 et 10 avaient peu de chance de récidive et avaient donc peu de chance d'être traitées avec une chimio, tandis que les femmes avec un score entre 26 et 100 nécessitait l'intervention d'une chimio pour traiter leur cancer et réduire drastiquement les risques de récidive. En dessous de 10, elle ne l'était pas (environ 16 %).

L'étude a montré que pour ces femmes-là, après neuf ans de suivi, la chimiothérapie n'apportait rien.

Cependant entre 11 et 25, on se trouvait dans une zone dite "grise", pour laquelle le meilleur traitement restait incertain.

L'abandon de la chimiothérapie pourrait profiter à quelque 65.000 femmes rien qu'aux Etats-Unis. Une autre étude, présentée à l'Asco, montre que l'immunothérapie est plus efficace que la chimiothérapie sur des formes génétiques du cancer du poumon, avec un gain d'espérance de vie, moins d'effets secondaires, rapporte Cécile Rieux, oncologue thoracique au CHU de Nîmes.

Immunothérapie: l'avenir? "Administrée immédiatement après la chirurgie, elle évite une récidive chez deux tiers des patients": l'intérêt de l'immunothérapie, qui mobilise les défenses immunitaires, à la différence de la chimiothérapie qui détruit les cellules cancéreuses ou les empêche de proliférer, ne se limite pas au traitement des mélanomes, le cancer de la peau pris en charge par Bernard Guillot, au CHU de Montpellier.

Les comptes de la Sécurité sociale presque à l'équilibre fin 2018
Symbole du rétablissement des comptes, le régime général affichera son premier excédent depuis dix-sept ans. La prévision précédente pour 2018, établie à l'automne dernier, était de 2,2 milliards.

Ils éviteraient ainsi les lourds effets secondaires du traitement.

Dans une étude, les chercheurs ont comparé l'efficacité de la prise seule de Keytruda à la chimiothérapie (l'effet de la combinaison des deux protocoles a été étudié séparément, et montre de bons résultats dans certains cas). Résultat les patients soignés par immunothérapie ont vécu quatre à huit mois de plus que ceux qui n'ont reçu que la chimiothérapie.

Surtout, ils ont été moins nombreux à subir des effets secondaires graves (18% contre 41%).

Les chercheurs notent avec insistance que de nombreux essais restent à accomplir. Car, si les résultats donnent de l'espoir, ils ne signifient pas la fin annoncée de la chimiothérapie pour tous les cancers. Mais l'optimisme était de mise. "Nous sommes en train de quitter l'ère où la seule solution (.) était la chimiothérapie", s'est réjoui John Heymach, cancérologue au centre MD Anderson au Texas.

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