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Les médicaments ne sont plus remboursés

04 Juin 2018

A partir du 1 août, les médicaments contre la maladie d'Alzheimer ne seront plus du tout remboursés. Cette annonce officielle suit ainsi l'avis de la commission de transparence constituée d'experts indépendants de la Haute Autorité de Santé (HAS). Il applique les recommandations de la Haute Autorité de santé quand elle était présidée par. En effet, en octobre 2016, la HAS avait estimé que ces traitements avaient "un intérêt médical insuffisant pour justifier leur prise en charge" et souligné également "l'existence d'effets indésirables [digestifs, cardiovasculaires et neuropsychiatriques] potentiellement graves" et pouvant conduire à l'arrêt définitif du traitement dans 1/3 des cas. Cette décision est bien sûr une mesure d'économie budgétaire.

La maladie d'Alzheimer touche près de 850 000 personnes en France.

Ces médicaments sont remboursés à hauteur de 15 % par l'Assurance maladie, ce qui lui a coûté environ 90 millions d'euros en 2015. Ils rappellent que, dans tous les pays comparables au nôtre, ces produits (Aricept, Ebixa, Exelon et Reminyl) font toujours partie des standards of care, c'est-à-dire de la prise en charge habituelle. L'annonce officielle de la ministre de la Santé ne fait pas l'unanimité auprès des associations de malades ainsi que des sociétés de neurologie et de gériatrie comme la Fédération des centres mémoire ou la Fédération française de neurologie. A cela s'ajoute un danger élevé d'interactions médicamenteuses, dans la mesure où les malades âgés sont souvent polymédiqués.

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Les juges le soupçonnent d'avoir bénéficié d'un financement par la Libye pour sa campagne présidentielle de 2007. Or, argumente-t-il, les faits qui lui sont reprochés à l'ancien chef de l'Etat sont vieux d'une décennie.

Elles contestent l'inefficacité de ces médicaments, qu'elles jugent importants pour ralentir la progression de la maladie et retarder le départ en institution spécialisée. "Au-delà de la question de l'efficacité, la prescription des médicaments participait grandement à maintenir un lien thérapeutique entre le médecin et le patient".

Elles ont jugé cette mesure "délétère pour les patients et leur entourage", en assurant que ces médicaments "ont prouvé leur efficacité sur la cognition dans la maladie d'Alzheimer, la maladie à corps de Lewy et la démence de la maladie de Parkinson".

Pour les familles qui n'en ont pas les moyens, l'Association craint tout simplement la sortie dangereuse du parcours de soin. " Ils disposent de plus nombreuses possibilités d'effectuer des consultations longues au domicile des patients, pour faire le point sur la maladie et s'assurer d'une prise en charge de qualité".

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