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Donald Trump temporise face à Pyongyang

18 Mai 2018

"Nos équipes sont en ce moment même en contact avec eux pour l'organisation", a-t-il ajouté en recevant le secrétaire général de l'Otan Jens Stoltenberg.

Pyongyang proteste ainsi contre l'exercice annuel Max Thunder, un entraînement militaire en cours entre Séoul et Washington dans la péninsule, qui implique une centaine d'avions des deux pays, dont des avions de chasse furtifs américains F-22 "Raptor", la bête noire de la Corée du Nord, qui voit dans ces appareils la menace de frappes chirurgicales.

"Je doute de la sincérité des Etats-Unis à vouloir améliorer les relations avec la Corée du Nord par le dialogue et la négociation", a-t-il ajouté, exprimant au passage "son sentiment de dégoût" envers le conseiller de Donald Trump.

La Corée du Nord a affirmé jeudi qu'elle n'engagerait pas de discussions avec Séoul dans l'état actuel des choses, qualifiant les responsables sud-coréens "d'ignorants et incompétents", au lendemain de l'annulation par Pyongyang d'une rencontre de haut niveau entre les deux pays. En cause, son rôle dans la guerre en Irak lancée en mars par Washington et dans la décision de l'administration Bush d'annuler, en 2002, l'accord-cadre signé en 1994 par Bill Clinton et Kim Jong-il, qui gelait le programme nucléaire nord-coréen en échange de la normalisation des relations politiques et économiques entre les deux pays.

"Si la rencontre a lieu, elle aura lieu, et si elle n'a pas lieu, nous passerons à l'étape suivante", a encore dit M. Trump, à propos du sommet envisagé.

En trois mois, Facebook a supprimé 583 millions de comptes fake
Le réseau social a ainsi supprimé 583 millions de faux comptes, "généralement quelques minutes seulement après leur création". Seules les attaques contre les personnes sont interdites, pas celles visant une croyance, idéologie ou institution.

Lors d'un sommet rarissime le mois dernier dans la zone démilitarisée, M. Kim et le président sud-coréen Moon Jae-in ont promis de chercher à conclure un traité de paix mettant formellement fin au conflit et ils ont réaffirmé leur engagement pour la "dénucléarisation totale" de la péninsule.

Sarah Sanders, porte-parole de la Maison Blanche, a assuré avoir toujours "bon espoir" que le tête-à-tête très attendu ait lieu, tout en soulignant que rien n'était gravé dans le marbre.

Justement, le président américain est revenu sur la menace de Pyongyang de réexaminer la tenue du sommet nord-coréano-américain. Mais pour l'heure, celle-ci n'a pas rendu publiques les concessions qu'elle propose, hormis des engagements envers la dénucléarisation de la "péninsule coréenne", une formule sujette à interprétation.

Pyongyang a passé des années à constituer son arsenal nucléaire, menant l'année dernière son sixième essai atomique, le plus puissant à ce jour, et tirant des missiles capables d'atteindre le territoire continental des Etats-Unis.

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