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Que peuvent les Européens face aux sanctions américaines — Accord nucléaire iranien

17 Mai 2018

"Quand on voit les dernières décisions de Donald Trump, on pourrait même penser: avec des amis comme ça, on peut se passer d'ennemis".

Des fortes turbulences dans les relations transatlantiques face auxquelles l'Union Européenne affiche un front uni.

Mais l'unité des Européens n'est pas sans faille sur le sujet, comme l'a illustré le blocage récent par la République tchèque, la Hongrie et la Roumanie d'une déclaration européenne critiquant le transfert de l'ambassade américaine à Jérusalem. Tout particulièrement, celui du retrait de l'accord sur le nucléaire iranien et des sanctions frappant leurs entreprises européennes opérant dans ce pays.

Le dirigeant polonais a demandé aux trois pays européens (E3) signataires de l'accord avec l'Iran (France, Royaume-Uni, Allemagne) de partager leur évaluation de la situation mercredi soir, au lendemain d'une réunion à Bruxelles avec le chef de la diplomatie iranienne Mohammad Zarif. Et ils vont "lancer leurs travaux pour protéger les entreprises européennes affectées par la décision américaine", a précisé une source européenne à l'AFP.

" Les moyens sont là, nous les utiliserons".

D'après lui, l'Europe peut toutefois être reconnaissante envers le président américain.

Le géant français Total a d'ores et déjà averti qu'il mettrait fin à son grand projet gazier en Iran, démarré en juillet 2017, à moins d'obtenir une dérogation de la part des autorités américaines, avec le soutien des autorités françaises et européennes.

M. Juncker devait par ailleurs présenter un état des lieux des discussions en cours avec les Américains au sujet des droits de douane sur l'acier et l'aluminium.

Pétrole : le Brent dépasse 80 dollars, une première depuis quatre ans
Les investisseurs estiment que le marché est sur la voie du rééquilibrage. Les cours du pétrole continuaient de monter ce mardi en Asie.

" Mon objectif est simple: rester fermes. Cela signifie une exemption permanente" de ces taxes douanières, a réaffirmé Donald Tusk.

Si les taxes douanières américaines venaient finalement à être appliquées, l'UE a préparé des contre-mesures sur une liste de produits américains emblématiques, comme des jeans, du bourbon ou des motos, qu'elle menace de taxer lourdement. "Nous devons ramener la réalité dans cette discussion", a-t-il ajouté. Pour rappel, l'UE est exemptée jusqu'au 31 mai à minuit des taxes douanières américaines de 25% sur ses exportations d'acier et de 10% sur celles d'aluminium.

"Là encore, l'unité est notre plus grande force".

Un bras de fer outre-Atlantique que les 28 comptent bien remporter.

"L'UE ne négociera pas avec un pistolet sur la tempe", ont affirmé ensemble mercredi les 28 à Sofia, selon la source européenne. "Malgré toutes les difficultés que nous rencontrons ces jours-ci, les relations transatlantiques sont et resteront d'une importance capitale", a plaidé Mme Merkel devant le parlement allemand.

Dans cette lettre, Donald Tusk expliquait aussi qu'il allait profiter d'un mini-sommet à Sofia, en Bulgarie, à l'origine consacré à l'innovation et à l'économie numérique, pour aborder les thèmes de l'actualité récente dont "les déclarations du président Trump à propos de l'Iran et du commerce, ainsi que les derniers événements dramatiques à Gaza".

Jeudi, les Européens vont rencontrer leurs homologues de six pays des Balkans (Albanie, Bosnie-Herzégovine, Serbie, Monténégro, Macédoine et Kosovo) pour raffermir les liens avec cette région où la Russie tente d'étendre son influence.

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