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Nucléaire : l'Iran à la recherche de soutiens

14 Mai 2018

Un haut responsable iranien a déclaré dimanche que les Européens avaient 60 jours pour apporter des "garanties" à l'Iran. Le ministre iranien des Affaires étrangères Mohammad Javad Zarif, quant à lui, a dit espérer que sa tournée entamée hier à Pékin "permettra de construire un cadre futur clair pour l'accord" nucléaire, après le retrait des Etats-Unis du texte.

La décision du président américain Donald Trump d'en retirer les Etats-Unis et de rétablir les sanctions avait été vivement dénoncée par Pékin.

Il a réaffirmé que l'Iran se préparait à reprendre "l'enrichissement industriel" d'uranium "sans aucune restriction", à moins que l'Europe ne fournisse de solides garanties de maintien des relations commerciales avec l'Iran, malgré les sanctions américaines.

Angela Merkel est attendue le 18 mai à Sotchi, dans le sud de la Russie, pour une rencontre avec Vladimir Poutine, tandis que le président français Emmanuel Macron doit se rendre à Saint-Pétersbourg à la fin du mois de mai.

À la fin de sa tournée, le chef de la diplomatie iranienne, qui aura discuté avec tous les pays restés dans l'accord, ainsi qu'avec la cheffe de la diplomatie européenne Federica Mogherini, sera bien fixé sur l'avenir de cet accord. Janati a aussi demandé au président Hassan Rohani, artisan de l'accord nucléaire, de "présenter des excuses au peuple iranien pour les dégâts causés dans le cadre de l'accord nucléaire" au pays.

Bruce Toussaint quitte France 5 et Franceinfo pour rejoindre BFMTV
Depuis son départ d'iTELE il y a deux ans, le présentateur avait rejoint la chaîne du groupe France Télévisions. La chaîne du service public a annoncé lundi que le journaliste quitterait son antenne à la fin de la saison.

Le secrétaire d'Etat américain Mike Pompeo a affirmé dans un entretien diffusé dimanche qu'il comptait "travailler dur avec les Européens" afin de parvenir à un nouvel accord pour contrer "le comportement néfaste" de Téhéran, après le retrait des Etats-Unis de l'accord sur le nucléaire iranien.

Des experts estiment que la Russie pourrait bénéficier économiquement du retrait américain, étant moins exposée que l'Europe aux conséquences du rétablissement de sanctions contre la République islamique. "Pour la première fois, l'Iran a la chance de montrer au monde qu'il n'est pas la nation voyou qu'on présente toujours, qu'il a négocié de bonne foi et respecté ses engagements", estime Karim Emile Bitar, de l'Institut des relations internationales et stratégiques.

Dans le même temps, le gouvernement iranien est confronté à une vive pression politique intérieure, les ultraconservateurs se mobilisant contre ses efforts pour sauver l'accord. "Nous avons des capacités importantes dans le pays (.) mais certains responsables ne tiennent pas compte de ces capacités et ont le regard tourné vers l'extérieur", a déclaré M. Jafari.

"Depuis la signature (de l'accord), nous sommes passés d'une atmosphère de ruée vers l'or à une crise de dépression", assure une diplomate occidentale sous couvert d'anonymat. En septembre, le géant asiatique avait accordé des lignes de crédit pour 10 milliards de dollars (environ 10 milliards de francs) à cinq banques d'Iran pour financer des projets d'infrastructures.

Déjà mercredi, au lendemain de l'annonce du président américain Donald Trump d'abandonner l'accord nucléaire, le guide suprême iranien, l'ayatollah Ali Khamenei, avait affirmé ne pas faire confiance aux Européens pour donner des "garanties réelles" sur l'application de l'accord nucléaire.

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