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Feu vert des radicaux à l'élection d'un président indépendantiste — Catalogne

14 Mai 2018

Quim Torra, un éditeur de 55 ans à la présidence?

Un nouveau président devrait enfin pouvoir être élu lundi 14 mai à la tête de la Catalogne.

" La CUP ne bloquera pas la formation d'un nouveau gouvernement, en maintenant ses quatre abstentions ", a annoncé dans un communiqué la formation anticapitaliste après avoir consulté ses militants lors d'une réunion au nord de Barcelone. Samedi, en première session, la majorité absolue de 68 voix sur 135 n'avait pas été atteinte.

La candidature de Quim Torra avait été proposée jeudi par le président destitué de Catalogne Carles Puigdemont. Il a également évoqué la création de structures de gouvernement parallèles à l'étranger pour préparer la sécession: un "conseil de la République" présidé par Carles Puigdemont, et une assemblée composée d'élus locaux.

Carles Puigdemont, qui a quitté l'Espagne avant d'être inculpé pour rébellion, est en liberté provisoire en Allemagne où un tribunal doit se prononcer sur son extradition.

Son discours a provoqué la colère de l'opposition catalane, qui l'a traité de "marionnette" tandis que le journal conservateur El Mundo le présentait comme "le ventriloque de Puigdemont". "Honoré par la confiance reçue, j'accepte avec responsabilité et volonté de servir le pays" écrit le candidat dans un post twitter, accompagné d'une photo de lui-même en discussion avec Carles Puigdemont. De son côté, Madrid a rappelé qu'il pourrait à tout moment reprendre le contrôle de la région si "la marionnette de Puigdemont", comme le qualifie de nombreux observateurs, violait la Constitution.

Frotteur, grossophobie, zythologie : les nouveaux mots des dicos
Parmi ces nouveaux venus, de nombreux termes ont fleuri ces derniers mois dans la bouche d'hommes et de femmes politiques. Le Robert puise aussi son inspiration dans les sujets brûlants de l'actualité qui génèrent la création de nouveaux mots.

Son aversion pour le pouvoir central est bien connue. Depuis le 27 octobre dernier, après l'annulation de la Déclaration unilatérale d'indépendance par le gouvernement espagnol, la région catalane est dépourvue de gouvernement.

Le premier procès des 25 dirigeants indépendantistes poursuivis pour rébellion et d'autres délits pourrait s'ouvrir en octobre, un bon moment pour mobiliser les indépendantistes catalans contre "la répression" dans une campagne électorale, relèvent les commentateurs espagnols. Neuf sont en détention provisoire et sept, comme lui, en exil.

La plupart appartenaient aux deux grandes formations séparatistes - le PDECAT conservateur et la Gauche républicaine de Catalogne (ERC) - qui prônent depuis une politique plus modérée.

Mais fort de son succès aux élections de décembre, où sa liste Junts per Cat a recueilli le plus de voix indépendantistes, M. Puigdemont leur a forcé la main et imposé son candidat, le chargeant de poursuivre la confrontation avec Madrid.

Puigdemont s'est choisi " un membre éminent de la ligne dure de l'indépendantisme qui ne répond qu'à lui", a commenté Oriol Bartomeus, professeur de Sciences politiques à l'Université autonome de Barcelone. "Il peut y avoir des problèmes, il peut y avoir des bagarres".

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