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CAC 40 : Oxfam et Basic dénoncent " des profits sans partage "

14 Mai 2018

Oxfam France et le Basic publient une étude inédite sur le partage de la richesse au sein des entreprises du CAC40. "Avec près de 51 milliards d'euros versés en 2017, ces entreprises françaises sont ainsi de loin les plus gros payeurs de dividendes en Europe continentale".

Le nom est équivoque: "CAC 40: des profits sans partage". Une étude publiée lundi par Oxfam et le Basic (Bureau d'analyse sociétale pour une information citoyenne) enfonce le clou.

ArcelorMittal a reversé des dividendes entre 2012 et 2015, alors que le groupe affichait des pertes, et Engie et Veolia, deux entreprises où l'État est actionnaire, ont reversé plus de dividendes que ce qu'elles ont réalisé en bénéfices, selon les ONG.

"Les entreprises du CAC 40 n'ont pas toujours été aussi généreuses avec leurs actionnaires: si elles leur ont distribué plus de 67 % de leurs bénéfices en 2016, ce taux ne dépassait pas les 30 % dans les années 2000 où les entreprises versaient presque deux fois moins de dividendes à leurs actionnaires par rapport à leur niveau de bénéfices". Dans une interview au Monde, il déclarait: "Sur 100 de bénéfices, il devrait y en avoir 33 % qui reviennent aux salariés, 33 % qui vont directement dans la poche de l'actionnaire et 33 % qui servent à être réinvestis dans l'entreprise".

" Mettez les Iraniens dehors " — Liberman à Assad
La moitié des missiles avaient été détruits par la défense antiaérienne syrienne, a ajouté le ministère. Parmi les soldats du régime tués figure un officier.

Depuis 2008 et le début de la crise, les sociétés cotées à l'indice parisien ont redistribué les deux tiers de leurs bénéfices aux actionnaires.

Dans un communiqué, la porte-parole d'Oxfam France, Manon Aubry, juge que "les richesses n'ont jamais été aussi mal partagées depuis la crise au sein des grands groupes qui choisissent délibérément une course aux résultats de court-terme pour conforter les actionnaires et les grands patrons au détriment des salariés et de l'investissement". "Le partage des bénéfices des entreprises du CAC 40 entre 2009 et 2016 (.) illustre l'imposture absolue de la théorie du ruissellement chère à Emmanuel Macron".

"On a un indice (le CAC 40, ndlr) qui distribue beaucoup de dividendes", convient Loïc Dessaint, directeur général de Proxinvest, un cabinet d'analyse de gouvernance et de politique de vote, qui indique avoir de plus en plus de clients investisseurs s'inquiétant de cette tendance et développant des politiques de distribution de dividendes responsables. Résultat, en 2016, "les PDG du CAC 40 gagnaient en moyenne 257 fois le SMIC et 119 fois plus que la moyenne de leurs salariés au sein de leurs entreprises alors que ce dernier écart n'était que de 97 en 2009".

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