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Nucléaire iranien : la colère de Rohani

26 Avril 2018

En janvier, le président américain Donald Trump a donné 120 jours aux parlementaires américains et aux signataires européens pour réviser certaines parties de l'accord, qu'il a décrites comme "de terribles défauts".

Emmanuel Macron exposait mercredi devant le Congrès, sans Donald Trump, sa propre vision du monde dans un discours solennel, chaudement accueilli par les parlementaires américains, au lendemain de pourparlers compliqués avec le président Trump. Trump déploie une "stratégie de tensions croissantes", face à l'Iran et la Corée du Nord ou dans la guerre commerciale. "Trump, les frères Koch (des industriels mécènes des conservateurs, ndlr) et de nombreux membres du Congrès vivent sur la planète B. Ils s'enrichissent personnellement en polluant le climat et leur fortune les protège des conséquences ". Autant il est normal qu'un président français sache prendre la parole dans d'autres langues que la sienne et utilise, en particulier, fréquemment, la langue universelle du moment, autant on peut se demander s'il n' a pas une occasion manquée. "Avec cet accord, nous avons fait tomber les accusations et prouvé que les Etats-Unis et Israël mentent à propos de l'Iran depuis des décennies", a-t-il encore déclaré.

"Nous faisons tout notre possible pour expliquer à nos partenaires américains en quoi cet accord constitue une part essentielle des mécanismes de sécurité régionaux et internationaux, et pourquoi il doit être maintenu", a-t-il ajouté. "La force de nos liens est la source de nos idéaux partagés", a-t-il lancé à la tribune, insistant sur la défense de la liberté et de la démocratie.

Emmanuel Macron est en outre revenu sur l'épineuse question du nucléaire iranien, assurant: "La France ne quittera pas l'accord sur le nucléaire iranien". Pas dans dix ans.

Emmanuel Macron a affirmé avec force mercredi devant le Congrès américain que l'Iran ne devra " jamais " posséder l'arme nucléaire et a proposé un accord plus ambitieux que le texte actuel, honni par Donald Trump. Cette fois, les élus républicains ne rigolent plus et ne bougent pas, tandis que les démocrates se lèvent et applaudissent. Un commerce international qui permettrait à l'Iran de sortir de ses difficultés économiques, mais aussi un commerce bilatéral qui bénéficierait aux pays membres de l'UE et en premier lieu à la France. "Nous avons écrit ces règles nous devons les suivre", a-t-il dit.

Caen et Toulouse se neutralisent (0-0)
La tension était palpable sur la pelouse du stade Michel d'Ornano et cela s'en ressentait sur la qualité de jeu. Les deux équipes se quittaient sur un résultat nul et vierge 0-0.

Sur le commerce, il a redit qu'il était favorable à un "commerce juste et équitable", mais rejeté comme pas "cohérente" toute guerre commerciale entre alliés, allusion aux taxes sur l'acier et l'aluminium envisagées par Donald Trump contre l'Union européenne. Comme de Gaulle, Mitterrand ou Sarkozy avant lui, le président français a retracé le fil de l'" indestructible " amitié franco-américaine, la qualifiant même de " relation spéciale", un terme habituellement réservé au Royaume-Uni.

Le président français a été mis en porte-à-faux par l'éloge que lui a adressé mardi son homologue américain en saluant "la manière très honnête et directe, pas toujours populaire" dont il gère les questions d'asile et d'immigration.

Les Européens jouent le jeu en négociant des solutions avec les Etats-Unis.

"Je ne sais pas quelle sera la décision américaine", a dit le dirigeant français, mais "l'analyse rationnelle de la totalité de ses déclarations ne m'incite pas à penser qu'il fera tout pour maintenir" l'accord.

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