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"Justifiées", mais "ne suffisent pas" selon Hollande — Frappes en Syrie

16 Avril 2018

Je ne suis pas sûr que Bachar el-Assad entendra tout, mais je pense que Vladimir Poutine est en mesure d'entendre " ces messages, a-t-il ajouté.

L'intervention militaire occidentale contre la Syrie n'a pas été autorisée par le Conseil de sécurité de l'ONU.

C'est en chef de guerre que le président français a poursuivi ce dimanche son offensive médiatique sur BFMTV et Mediapart, près d'un an après son élection. Les frappes ont duré environ 45 minutes.

Mais le prétexte officiel des frappes ciblées de punir le régime syrien pour l'utilisation d'armes chimiques tient la route, estime de son côté le chercheur en résidence à la Chaire Raoul-Dandurand de l'Université du Québec à Montréal Vincent Boucher. Le secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres, a appelé les membres du Conseil de sécurité à se mettre d'accord sur l'ouverture d'une enquête qui établirait l'identité des auteurs d'attaques chimiques en Syrie.

A Damas, les frappes ont galvanisé les partisans du régime. Au lever du soleil, plusieurs dizaines d'entre eux se sont rassemblés sur l'emblématique place des Omeyyades, au son de klaxons et de musiques patriotiques, arborant des drapeaux syriens, chantant et dansant à la gloire de Bachar al-Assad. L'Histoire les jugera. Seulement comme ils n'agissent que suivant ce qu'on leur dicte et en l'absence de tout jugement à moyen terme, ils auront peut-être quelques surprises.A jouer avec le feu en en ignorant les conséquences c'est s'exposer à risquer de ne plus rien contrôler.

Maladie Bernard Tapie veut " remonter sur scène "
Engagé dans une bataille avec la maladie, Bernard Tapie ne compte pas ménager ses efforts pour pouvoir vivre sa passion. Il explique que, selon les médecins, il a "50 % de chance à 5 ans selon les statistiques".

350 000 morts d'Assad " sont d'ailleurs une désinformation en soi puisque l'Observatoire syrien des droits de l'Homme a lui-même reconnu que la moitié à peu près des massacres sont imputables aux " rebelles " syriens qui sont depuis 2014 dans l'écrasante majorité des jihadistes et milices islamistes ultra-radicales parrainés par le Qatar, la Turquie, l'Arabie saoudite ou d'inspiration Frères musulmans. Celui-ci a prétendu détenir la preuve de l'implication du régime syrien dans l'attaque chimique de Douma.

Paris assure que les Russes, alliés du régime, avaient été "prévenus en amont". Ils appellent à une enquête internationale pour déterminer les responsables de cette "attaque criminelle". L'organisation avait promis, dans un communiqué, de continuer le déploiement de l'équipe d'enquêteurs en Syrie "afin d'établir les faits relatifs aux allégations d'utilisation d'armes chimiques".

Le chef d'Etat major américain a précisé qu'aucune autre opération militaire visant la Syrie n'était prévue à ce stade. Il affirme: " nous avons réussi l'opération sur le plan militaire ".

A Al-Bab (nord-est), où sont évacués les habitants de Douma, Ahmed ne se fait lui non plus guère d'illusion. "Tout ça n'est qu'une piqure d'anesthésie". "S'ils ne poursuivent pas les frappes, Assad ne va pas tomber et le régime va de nouveau utiliser la force contre nous".