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Enquête internationale sur l'attaque chimique présumée — Syrie

16 Avril 2018

Le vice-ministre syrien des Affaires étrangères, Fayçal Mokdad, s'est toutefois rendu hier à l'hôtel où réside la mission de l'OIAC à Damas et en est ressorti trois heures plus tard, a constaté une journaliste de l'AFP.

"Le monde serait précipité dans le chaos si les Occidentaux décidaient de conduire de nouvelles frappes aériennes en Syrie", a déclaré le président russe, Vladimir Poutine, à son homologue iranien, Hassan Rohani, selon plusieurs agences de presse russes. Le chef de l'ONU a aussi appelé "tous les États membres à faire preuve de retenue dans ces circonstances dangereuses et à éviter tout acte qui pourrait aggraver la situation et les souffrances du peuple syrien", a-t-il ajouté en allusion à la Russie.

Au cours d'une réunion d'urgence du conseil de sécurité de l'ONU, tenue samedi à la demande de la Russie, l'ambassadrice américaine Nikki Haley a déclaré que les États-Unis étaient "prêts à dégainer " de nouveau en cas de récidive d'utilisation d'armes chimiques par le régime syrien. Le texte inclut notamment la création d'un nouveau mécanisme d'enquête sur l'emploi d'armes chimiques.

Le président russe est déterminé à soutenir jusqu'au bout Bachar al-Assad et affirme que l'attaque à l'arme chimique attribuée à l'armée syrienne était une mise en scène destinée à justifier une opération militaire contre le régime de Damas.

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Macron et Mme May ont de nouveau discuté vendredi soir de "l'horrible attaque de Douma", a indiqué Downing Street. Selon lui, " la Russie jure d'abattre n'importe quel missile tiré sur la Syrie.

Il a par ailleurs affirmé avoir convaincu Donald Trump de "rester dans la durée" en Syrie.

Le président français Emmanuel Macron a estimé dimanche que les frappes occidentales contre le régime de Damas avaient été un succès militaire, mais qu'elles ne constituaient pas une déclaration de guerre à la Syrie, d'où, a-t-il dit, il a convaincu Donald Trump de ne pas retirer les troupes américaines.

Critiquée pour avoir agi en dehors du cadre de l'ONU, la Première ministre devait s'expliquer lundi devant le parlement britannique. Les derniers combattants rebelles de Douma, ainsi que des civils ont été évacués samedi dans le cadre d'un accord de reddition signé le 9 avril, deux jours après l'attaque chimique présumée. "Nous l'avons convaincu qu'il fallait limiter ces frappes aux armes chimiques alors qu'il y avait un emballement médiatique par voie de tweets", une allusion aux déclarations belliqueuses du président américain, notamment contre les forces russes présentes en Syrie. Une responsable de l'administration américaine a précisé samedi, sous couvert de l'anonymat, que les Etats-Unis avaient des informations "plus claires" sur une utilisation de chlore à Douma mais aussi "des informations significatives qui font état également d'un usage de sarin", un gaz neurotoxique puissant.

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