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Emmanuel Macron assure vouloir " remettre le pays au travail "

16 Avril 2018

Loin de l'atmosphère compassée et des questions souvent téléphonées des entretiens de ses prédécesseurs avec les journalistes, le spectacle offert par le trio dimanche soir, décousu et parfois foutraque, s'apparentant davantage à un débat qu'à une interview, a produit d'intéressants moments de vérité, et au final - pour qui aura eu le courage de le suivre jusqu'au bout - n'aura pas desservi le chef de l'Etat, toujours vif et pugnace au bout de deux heures trente d'émission, face à des journalistes groggy.

Emmanuel Macron a considéré dimanche qu'une deuxième journée travaillée non-payée pour financer la dépendance était "une piste intéressante" et qu'il n'était "pas contre" cette idée déjà évoquée jeudi par la ministre de la Santé, Agnès Buzyn.

Il a ainsi défendu la suppression partielle de l'ISF afin de "garder les talents, les attirer et réinvestir dans notre économie ".

La fiscalité n'augmentera durant le quinquennat et "il n'y aura pas de création d'un nouvel impôt local, ni d'un impôt national", a assuré le chef de l'État. Je leur ai demandé un effort, pour que le travail paie mieux. "Les travailleurs! Je n'ai pris personne en traître, et je sais l'effort que j'ai demandé à chacun", a-t-il expliqué. Il a également indiqué dimanche qu'il n'y aurait "pas d'économies sur l'hôpital dans ce quinquennat" alors que les hôpitaux français, particulièrement les services d'urgence, sont en crise. Auprès des cheminots, le chef de l'État s'est dit "favorable" à reprendre un maximum de dette possible de la SNCF en échange de la modernisation de leur statut. Pour lui, ceux qui bloquent les facs "sont des groupes qui ne sont pas des groupes étudiants qui viennent et ce sont ceux dont j'ai dit" qu'ils étaient "des professionnels du désordre".

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Le chef de l'Etat a notamment été interrogé sur l'emploi, la ruralité, les 80Km/h, les retraités ou encore la réforme de la SNCF. Le chef de l'Etat mesure-t-il le risque que comporte l'appel à l'engagement d'une communauté de croyants en tant que.

Alors que des opposants au projet de Notre-Dame-des-Landes poursuivent leur occupation de la ZAD, Emmanuel Macron a tenu à être ferme: la colère des derniers occupants "n'est pas légitime", a-t-il estimé, en rappelant que concernant l'aéroport, "une décision a été prise, il ne sera pas construit".

Le président a longuement justifié les frappes menées dans la nuit de vendredi à samedi contre des sites de production d'armes chimiques du régime de Bachar al-Assad, en affirmant que c'était "la communauté internationale qui est intervenue". Il a toutefois affirmé que la France n'avait "pas déclaré la guerre au régime de Bachar al-Assad ". "Nous avons regagné de la crédibilité au regard des Russes" après les frappes, a-t-il estimé.

Il a affirmé que Paris avait réussi à convaincre le président américain Donald Trump de "rester dans la durée " en Syrie alors qu'il avait récemment manifesté son intention de désengager ses troupes du pays. Emmanuel Macron était interrogé par Jean-Jacques Bourdin et Edwy Plenel. Emmanuel Macron a parfois reproché aux deux journalistes des "amalgames" ou des "bêtises".

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