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Vers une deuxième journée de solidarité pour financer la dépendance

14 Avril 2018

Assurances privées, sécurité sociale ou jour férié travaillé: " nous avons plusieurs pistes ", a indiqué jeudi la ministre des Solidarités et de la Santé, Agnès Buzyn.

Depuis 2004, une journée dite de solidarité remplit déjà ce rôle.

Instaurée en 2004, à la suite de la canicule de l'été 2003 qui a causé la mort de 15.000 personnes, la journée de solidarité active est une journée de travail supplémentaire destinée au financement d'actions en faveur de l'autonomie des personnes âgées ou handicapées. Le gouvernement de Jean-Pierre Raffarin a alors voulu montrer son soutien avec la création de la journée de solidarité. Conséquence: sept salariés sur dix ne vont pas travailler ce jour-là, d'après un sondage publié en 2016 par Randstad, groupe spécialisé dans l'intérim et les services RH. Certains peuvent ainsi choisir de supprimer un jour de RTT, ou même d'offrir ce jour à leurs salariés.

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Le Figaro rappelle que cette journée serait mise en place soit par convention, accord d'entreprise ou de branche.

Dès 2010, Laurence Dumont, députée socialiste, avait saisi la commission des Affaires sociales de l'Assemblée nationale, jugeant peu clair l'utilisation des bénéfices de la journée de solidarité. En 2017, elle a rapporté pas moins de 2,37 milliards d'euros, selon les chiffres de la Caisse nationale de solidarité pour l'autonomie.

D'autres idées ont également été évoquées pour financer la prise en charge des personnes âgées. A l'époque, interrogée par Le Parisien, elle expliquait qu'une partie de l'argent collectée n'était pas directement dédiée aux personnes âgées dépendantes, dont notamment "150 millions d'euros pour financer le trou de la Sécu". L'affaire est allée jusqu'au Conseil constitutionnel, mais Thierry Jeanne a été débouté: les membres de l'institution ont estimé que le principe de la journée de solidarité était "justifié au regard de l'objet de la loi", explique Ouest-France.

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