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Alcool: les experts belges plus stricts que l'ONU

14 Avril 2018

L'étude précise également qu'une fois l'âge de 40 ans atteint, l'espérance de vie diminue de six mois en consommant de 100 à 200 grammes d'alcool par semaine, d'un à deux ans avec 200 à 350 grammes, et de quatre à cinq ans avec plus de 350 grammes.

David Spiegelhalter, professeur à Cambridge qui n'a pas participé à l'étude, a calculé que chaque verre, au-delà des 10 par semaine, raccourcissait la vie de 15 minutes.

Les chercheurs ont constaté un risque plus élevé d'accident vasculaire cérébral (AVC), d'insuffisance cardiaque et d'autres problèmes de santé chez les plus grands buveurs, possiblement parce que l'alcool peut gonfler la pression artérielle et modifier le taux de cholestérol. Des études antérieures ont déjà avancé que la consommation d'alcool réduisait les chances de faire une crise cardiaque non-mortelle. "Bien sûr il appartient à chacun de voir s'il pense que ça vaut le coup", a-t-il déclaré à ce propos à Science Media Centre. Et plus tu dépasseras pas ces limites, plus ton coeur sera en mauvais état. "La consommation d'alcool est associée à un risque légèrement plus faible de crises cardiaques non fatales, mais cela doit être contrebalancé par le risque plus élevé associé à d'autres maladies cardiovasculaires graves - et potentiellement fatales".

L'étude s'est concentrée sur les buveurs actuels afin de réduire le risque de biais causé par ceux qui s'abstiennent de consommer de l'alcool en raison d'une mauvaise santé.

Angers freine Nice dans la course à l'Europe
Mais sa montée en puissance a permis à Nice de se montrer de plus en plus dangereux, jusqu'à son ouverture du score. Il a fallu un but de l'inévitable Alassane Pléa, sa 8e réalisation en cinq matches, pour débloquer la situation.

Mais cette étude permet aussi de faire passer un message aux autorités.

La France est-elle trop laxiste avec l'alcool? Parmi les pays qui devraient abaisser leurs recommandations, les auteurs citent l'Italie, le Portugal et l'Espagne, et à un moindre degré les États-Unis, le Canada ou la Suède.

De quoi mettre à mal les recommandations du ministère de la Santé en France, qui conseille ne pas dépasser les deux verres par jour pour les femmes, et trois verres pour les hommes. Ainsi, la Corée du Sud, l'Espagne, l'Estonie, le Japon, la Roumanie ou encore l'Uruguay suggèrent une consommation inférieure à 40 grammes d'alcool pur par jour (!). Parmi les personnes étudiées, "environ 50% ont dit boire plus de 100 g d'alcool par semaine, et 8,4 plus de 350 g par semaine", notent les auteurs. Erreur de timing, négation d'une évidence médicale... La question aujourd'hui posée est de savoir si la politique de prévention est plus sensible aux intérêts de l'alcool qu'à l'intérêt général, comme le dénonçait en mars dernier la tribune de nombreux médecins intitulée "Vu du foie, le vin est bien de l'alcool".

Paradoxe: on dit "santé" avant de s'enfiler un verre d'alcool alors que c'est précisément ce verre qui peut ruiner ta santé. Même si la consommation d'alcool a baissé depuis les années 60, nous consommons environ 12 litres d'alcool pur par habitant et par an, soit 30 % de plus que la moyenne européenne.

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