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Borne défend à l'Assemblée une réforme "impérative" — Grève SNCF

12 Avril 2018

A l'ouverture des discussions, la ministre des Transports Elisabeth Borne avait défendu globalement une réforme "impérative" et plaidé pour un débat "délesté des fantasmes et des contre-vérités qui le polluent", notamment sur le changement de statut qui n'est pas une privatisation. La circulation reprendra progressivement, après la fin des deux jours de grève des cheminots, mais restera légèrement perturbé sur les lignes Intercités et régionales, a indiqué lundi la SNCF. Les conducteurs (75% de grévistes, contre 74% la semaine passée) et les contrôleurs (71%, contre 77%) restaient très mobilisés, les aiguilleurs dans une moindre mesure (35%, contre 46%). La dette est devenue selon elle le "boulet" de la SNCF, et la réforme "urgente" a "pour seul objectif de mieux satisfaire, enfin, les attentes de nos concitoyens, en particulier pour leur transport du quotidien". LR, pour qui ce n'est pas une réforme "courageuse" car elle ne va pas assez loin à ses yeux, a aussi dénoncé "un texte bâclé", critiquant à l'instar de la gauche la méthode avec des amendements du gouvernement "arrivés en catimini".

Celui-ci sera soumis "aux dispositions du code de commerce relatives aux sociétés anonymes" et aura un capital "intégralement détenu par l'État".

"Cheminots en colère on va pas se laisser faire!" ou "ça va péter!", scandaient les manifestants, chasubles aux couleurs de leurs syndicats (CGT, Unsa, Sud, CFDT, FO) sur le dos, qui ont multiplié les explosions de pétards et usé de sirènes pour se faire entendre des députés.

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En fin d'année dernière, le géant du meuble Ikea officialisait un partenariat avec un autre géant, du son cette fois: Sonos . Il sera vendu avec une batterie optionnelle qui le transforme en une enceinte Bluetooth portable.

Les prises de parole se succédaient pour défendre "l'avenir du service public ferroviaire", le "maintien des garanties sociales" et demander "l'ouverture de négociations sérieuses" avec le gouvernement. Environ 300 d'entre eux sont ensuite partis en manifestation sauvage vers la tour Eiffel avant de se disperser place du Trocadéro. Des rassemblements et défilés ont aussi eu lieu à Lyon, Lille, ou Marseille. Un TGV sur cinq, un Transilien et un TER sur trois et un Intercités sur six devaient rouler.

Quotidiennement, la grève coûterait 20 millions d'euros. L'exécutif ira "jusqu'au bout" de son projet, a assuré Édouard Philippe dimanche, estimant que les grandes lignes de la réforme n'étaient "pas négociables" et que la discussion n'était possible que sur ses "modalités". Le gouvernement "se limite à gagner du temps", jusqu'à ce que le passage à l'Assemblée soit terminé, abonde Erik Meyer (SUD-Rail). Cependant, même les autres jours il y a quelques perturbations.

Borne défend à l'Assemblée une réforme