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Arabie saoudite : le prince héritier compare Khamenei à Hitler

16 Mars 2018

"Ces propos n'ont pas de valeur (.) Ils émanent d'un simple d'esprit plein d'illusions qui ne prononce que des paroles amères et mensongères", a répondu le porte-parole de la diplomatie iranienne Bahram Ghassemi.

L'Arabie saoudite va développer des armes nucléaires si l'Iran le fait, a déclaré le prince héritier Mohammed bin Salman à la chaine d'information américaine CBS, dans une interview qui sera diffusée en intégralité dimanche. "Il ferait mieux de contrôler sa langue devant plus grand que lui et surtout devant un pays puissant comme l'Iran", a-t-il ajouté. Pour le prince, Ali Khamenei veut "créer son propre projet au Moyen-Orient tout comme Hitler voulait s'étendre en son temps". L'homme fort de Ryad, qui doit rencontrer Donald Trump le 20 mars à la Maison-Blanche, a aussi fait un parallèle entre les ambitions territoriales du guide suprême iranien Ali Khamenei et celles d'Adolf Hitler, dans cette interview dont des extraits ont été publiés jeudi.

Mohammed ben Salmane, soucieux d'offrir un visage de modernisateur dans un pays qui applique une version rigoriste de l'islam, est attendu lundi à Washington pour sa première visite aux Etats-Unis depuis qu'il a été nommé prince héritier en juin par son père, le roi Salmane.

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Dans un Moyen-Orient plus que jamais sous tension, les inquiétudes actuelles sont alimentées " par l'incertitude sur l'avenir de l'accord avec Téhéran et une volonté apparente de Washington d'assouplir les règles dans le cas saoudien, en échange d'avantages économiques", résume l'analyste James Dorsey. L'Arabie saoudite du jeune prince "MBS " a levé le voile mardi sur son ambitieux plan dans le nucléaire civil, destiné à l'aider à sortir de sa dépendance au pétrole". Son Premier ministre Benjamin Netanyahu est venu les réitérer début mars à Washington, se présentant même comme l'"indispensable allié" des pays arabes opposés à Téhéran.

A une question sur qui, des dossiers nord-américain ou marocain, remportera le vote saoudien, Turki Al Sheikh a été on ne peut plus clair: " Le vote de l'Arabie Saoudite se fera uniquement en fonction des intérêts de Ryad ".

Le président Donald Trump a donné aux puissances européennes jusqu'au 12 mai pour amender l'accord nucléaire afin de remédier à ce qu'il appelle de "terribles lacunes", faute de quoi, les Etats-Unis rétabliront les sanctions contre l'Iran.

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