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Le "spinner", star des jouets en 2017... et des produits dangereux

13 Mars 2018

La catégorie de produits la plus notifiée en 2017 a été celle des jouets (29% des cas), suivie de celle des véhicules à moteur (20%), puis des vêtements, textiles et articles de mode (12%). Les jouets et les voitures figurent en tête du classement des produits dangereux détectés sur le marché européen. Si les hand spinners, ces petites toupies colorées, ont connu un succès fulgurant auprès des enfants, certains modèles sont aussi parmi les produits dangereux signalés par la Commission européenne.

Les alertes transmises par la voie du système d'alerte rapide ont déclenché près de 4.000 actions de suivi, telles que le retrait des produits du marché. Pour ce qui est des risques, en 2017, c'est le risque de blessure qui a enregistré le plus de notifications (28%), suivi du risque chimique (22%).

Sans donner de chiffres, la Commission souligne que dans le cas des toupies hand spinner "des contrôles sur des échantillons ont rapidement révélé des problèmes", liés notamment aux petites piles-bouton permettant à des modèles de toupie de s'allumer en tournant. Le hand spinner est classé parmi les jouets les plus dangereux signalés dans l'Union européenne, selon un rapport publié ce lundi.

3 colis piégés en 10 jours, 2 morts — Austin
Deux explosions séparées se sont produites lundi à Austin, la capitale de l'Etat du Texas , tuant un adolescent et blessant deux femmes.

"Des inquiétudes ont été soulevées en raison d'accidents impliquant de jeunes enfants ayant avalé des parties cassées de ces jouets ou des piles-bouton", avec dans ce dernier cas la nécessité d'hospitalisations urgentes, indique le rapport de l'exécutif européen.

La majorité des produits dangereux notifiés via le système provenaient de pays tiers. La Chine est le premier pays d'origine pour le nombre d'alertes à 53 % (1155) en 2017, comme l'année précédente.

"Les objets connectés qui posent de nouveaux dangers pour les enfants peuvent rester en vente en toute légalité car le cadre juridique est dépassé", a ainsi regretté la directrice générale de cette fédération, Monique Goyens, citant l'exemple de la poupée "espionne" Cayla, que "les Etats membres n'ont pas les pouvoirs de retirer du marché".

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