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Le procès du "groupe de Tarnac" s'ouvre ce mardi à Paris — Sabotages

13 Mars 2018

Poursuivis pour "association de malfaiteurs", ils encourent dix ans de prison. Huit d'entre eux seront finalement renvoyés au tribunal. Elles sont soupçonnées d'avoir posé des crochets pour arracher des caténaires et stopper des TGV lors de leur passage, dans la nuit du 7 au 8 novembre 2008, dans l'Oise, l'Yonne et la Seine-et-Marne.

Le 11 novembre, 150 policiers cagoulés, devant les caméras de télévision, arrêtent une dizaine de membres de la communauté de militants politique de Tarnac, petit village de la Corrèze (sud-ouest de la France) qui est depuis longtemps un lieu d'attraction pour les militants politiques. Mais pour les enquêteurs français, cette revendication n'exclut en rien la piste hexagonale.

En 2008, ils étaient présentés comme de dangereux terroristes "d'ultra-gauche".

Faute de preuves matérielles, l'enquête s'est enlisée et les inculpés ont vite été remis en liberté, le dernier étant Julien Coupat après six mois de détention.

Les forces turques à 4 km d'Afrin — Syrie
L'armée turque nie en bloc et affirme prendre "toutes les précautions" pour éviter de toucher les populations. Par ailleurs, un assaut serait ardu, de nombreux éléments des YPG étant retranchés dans la ville.

Mais après neuf ans d'une enquête contestée menée sur une qualification terroriste, la justice juge finalement Coupat et sept autres prévenus selon le droit commun, en correctionnelle.

La défense conteste la véracité du document truffé d'erreurs et la présence même de certains policiers sur place. "Il apparait de plus en plus clairement que la qualification terroriste a été utilisée imprudemment", dénonce alors le président du Conseil général de Corrèze, François Hollande, parlant de "ratage policier", d'une palinodie judiciaire" et "d'une affaire politique". Les avocats des prévenus ont également cité à comparaître les policiers impliqués dans la surveillance mais ces derniers devraient témoigner anonymement à l'audience comme la loi le leur permet.

C'est portant des masques de Julien Coupat que les huit prévenus sont arrivés au tribunal ce mardi pour le premier jour de leur procès qui est prévu jusqu'au 30 mars.

Le procès du