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La Ghouta orientale coupée en deux, l'aide humanitaire reportée — Syrie

11 Mars 2018

Le scénario dans la Ghouta orientale n'est pas sans rappeler celui de 2016 à Alep (nord), où les rebelles avaient dû abandonner leur fief après un siège et des bombardements dévastateurs du régime et de Moscou.

Le régime syrien a bombardé sans relâche jeudi les dernières zones rebelles dans la Ghouta orientale, empêchant la livraison d'aides humanitaires vitales à une population traumatisée par une offensive qui a tué plus de 900 civils depuis le 18 février.

La situation qui "évolue sur le terrain (.) ne nous permet pas de mener l'opération" à bien, a indiqué à l'AFP Ingy Sedky, une porte-parole du Comité international de la Croix-Rouge (CICR).

Dans le même temps, l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH) a annoncé un nouveau bilan macabre de l'offensive du régime syrien: depuis le 18 février, 905 civils ont été tués.

Mercredi, les bombardements du régime et de son allié russe ont tué 91 civils, selon l'OSDH, en dépit d'une trêve quotidienne de cinq heures décrétée par Moscou depuis plus d'une semaine.

Les forces du régime de Bachar al-Assad progressent vers la grande ville de Douma et les localités de l'ouest de l'enclave rebelle, après avoir reconquis des secteurs dans l'est et le sud-est, d'après l'OSDH.

Au moins "45 civils, dont quatre enfants, ont été tués mercredi, la plupart dans des frappes russes", a par ailleurs assuré l'OSDH, précisant que ces raids dans la seule localité de Hammouriyé avaient fait 16 morts.

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"L'ONU et ses partenaires n'ont pas pu retourner à Douma car le mouvement du convoi n'a pas été autorisé par les autorités syriennes pour des raisons de sécurité", a indiqué Jens Laerke, porte-parole du Bureau de coordination des affaires humanitaires de l'ONU (Ocha), à Genève. Les forces gouvernementales ont pris position dans une bande du nord au sud. Une escalade de la violence qui devait faire l'objet, hier, d'une réunion du Conseil de sécurité de l'ONU.

Lundi, les bombardements qui se poursuivent avaient écourté un premier convoi humanitaire.

Des cas de suffocation similaires ont déjà été rapportés à deux reprises ces derniers jours dans l'enclave rebelle, selon l'OSDH.

Dans la localité de Hammouriyé, un correspondant de l'AFP a pu voir des dizaines de personnes, femmes et enfants, quitter les sous-sols où ils sont terrés pour échapper aux raids aériens, et s'installer sur un toit dans l'espoir de pouvoir mieux respirer.

"En raison d'une attaque au gaz de chlore, des patients souffrent de difficultés respiratoires sévères", a indiqué la Société médicale syro-américaine, une ONG qui soutient des centres médicaux en Syrie. Selon un militant de l'opposition syrienne interrogé par RFI, le régime syrien a de nouveau utilisé des armes chimiques et des armes prohibées contre les habitants de la Ghouta.

Déclenché en 2011 par la répression de manifestations prodémocratie, le conflit en Syrie s'est progressivement complexifié avec l'implication de groupes jihadistes et de puissances étrangères.

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