Lundi, 19 Février 2018
Dernières nouvelles
Principale » RDC : le gouvernement affirme la fiabilité des machines à voter

RDC : le gouvernement affirme la fiabilité des machines à voter

14 Février 2018

Ce choix ne requiert pas l'assentiment des Etats unis, qui ont fait savoir leur position ce lundi 12 février 2018 par l'ambassadrice américaine à l'ONU, Nikki Haley.

Son "engagement public à ne pas chercher un troisième mandat ou un changement de la Constitution est crucial pour la confiance dans le processus électoral", ont souligné dans un communiqué commun les Etats-Unis, la France, le Royaume-Uni, la Côte d'Ivoire, la Guinée équatoriale, les Pays-Bas et la Suède. "Les Etats-Unis n'ont pas envie de soutenir un système de vote électronique", a prévenu Nikki Haley, estimant que ce système présente un "énorme risque" et "a le potentiel de compromettre sérieusement la crédibilité des élections".

Le président de la Commission électorale indépendante (Céni) Corneille Nangaa, venu à New York pour participer à cette réunion, a rappelé que plus de 45 millions d'électeurs avaient été recensés pour la triple élection, déjà reportée plusieurs fois. Washington n'appuie pas l'utilisation d'un système électronique, a-t-elle ajouté.

"Il a expliqué que " l'option prise de recourir à la machine à voter permet de réduire le poids de l'ensemble des matériels à déployer de 16.000 tonnes à moins de 8.000 tonnes " et de baisser le coût des scrutins de 554 millions de dollars à environ 432 millions ".

Le procès de Jawad Bendaoud touche à sa fin
Jawad Bendaoud et Mohamed Soumah encourent, en état de récidive, jusqu'à 6 ans de prison et 90.000 euros d'amende. Le procureur avait requis cinq ans de prison contre Youssef Aït Boulahcen pour " non dénonciation de crime ".

L'organisation de défense des droits de l'homme Human Rights Watch a évoqué "la crainte de fraudes lors des élections", en réclamant de la "transparence". Le président de la Commission électorale en République démocratique du Congo a annoncé mardi 13 février 2018à l'AFP que sans l'utilisation de machines à voter contestées, il ne serait pas possible d'organiser comme prévu la présidentielle censée élire le successeur du président Joseph Kabila le 23 décembre. Au total, une quinzaine de personnes ont été tuées, selon l'ONU et l'épiscopat.

Va-t-on vers un nouveau report de ces élections?

La RDC est minée par une crise politique aggravée par le maintien au pouvoir du président Kabila dont le deuxième et dernier mandat a pris fin le 20 décembre 2016.

Pour sa part, le vice-Premier ministre en charge des Affaires étrangères, Léonard SheOkitundu, prenant aussi part à la rencontre, a affirmé, entre autres, que la RDC n'acceptera aucun soutien de la communauté internationale au processus électoral s'il est accompagné de certaines conditions. Un scrutin avait été prévu fin décembre 2017, avant finalement d'être reporté à décembre 2018.

RDC : le gouvernement affirme la fiabilité des machines à voter