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Réunion lundi de l'exécutif de l'ANC — Afrique du Sud

11 Février 2018

Dimanche, Cyril Ramaphosa devait prononcer un discours au Cap dans le cadre des célébrations du centenaire de la naissance de l'ex-président Nelson Mandela.

Le porte-parole de l'ANC, Pule Mabe, n'a pas été en mesure de dire, dimanche, si la réunion extraordinaire de lundi du Comité exécutif national porterait sur l'avenir politique de Jacob Zuma. Et c'est le président de l'ANC, Cyril Ramaphosa lui-même qui, tout en promettant " un nouveau départ ", reconnaît que le parti qu'il dirige est actuellement en proie à la " désunion ".

Si M. Zuma démissionne, il sera remplacé par M. Ramaphosa, pour une période d'interim de 30 jour maximum, le temps pour le Parlement d'élire un nouveau chef de l'Etat.

Le 4 février, la direction du parti avait demandé au président Zuma de démissionner, une injonction qu'il avait superbement ignorée. Quand Zuma va-t-il rendre le tablier?

L'ANC a subi de lourds revers électoraux lors des dernières élections municipales et la direction du parti espère que le départ de Zuma, président le plus controversé depuis la fin de l'apartheid en 1994, lui permettra d'inverser la tendance.

La présidence Zuma, au pouvoir depuis 2009, est marquée par des scandales de corruption à répétition et une économie en berne, avec un taux de chômage record à 27,7%.

Strasbourg se donne de l'air, Troyes se noie
Actuellement 19e au classement, Troyes va devoir se reprendre pour se relancer dans la course au maintien. A peine le temps de respirer que Blayac, d'une frappe croisée, doublait la mise (69e).

"On est inquiet qu'il n'y ait pas de date butoir" pour ces négociations, a déclaré Blade Nzimande, le patron du parti communiste, membre de la coalition gouvernementale.

Mais M. Zuma, réputé insubmersible, va "se battre jusqu'au bout", a assuré samedi Susan Booysen, professeur de sciences politiques à l'université de Witwatersrand à Johannesburg.

A cette occasion, le NEC devrait être informé des conclusions des discussions, a-t-il expliqué à l'AFP.

Si l'impasse se poursuivait, le parti pourrait rappeler M. Zuma, ce que l'ANC avait fait en 2008 avec le président Thabo Mbeki. Les négociations avec Jacob Zuma semblent patiner et l'impatience grandit en Afrique du Sud. Dans ces conditions, "il serait logique que le NEC court-circuite le processus et dépose une motion de défiance" au Parlement, a-t-il ajouté. Face aux poursuites judiciaires auxquelles il pourrait faire face, Jacob Zuma voudrait que ses frais de justice soient pris en charge par l'État.

Il est menacé d'être poursuivi pour 783 versements de pots-de-vin dans une affaire d'armement.

L'obstination du président à refuser de démissionner a provoqué l'annulation de plusieurs rendez-vous politiques cette semaine. Mercredi dernier, une réunion spéciale de cette instance avait été annulée à la dernière minute, laissant présager que la situation allait se régler rapidement, grâce au dialogue engagé entre Cyril Ramaphosa et Jacob Zuma. Une décision sans précédent dans l'histoire de l'Afrique du Sud. Le président n'avait pas réussi à imposer sa candidate, Nkosazana Dlamini-Zuma, son ancienne épouse. En tout cas, le moins que l'on puisse dire, c'est que l'événement célébré hier, constitue une parenthèse dans les négociations qui entourent la future démission du président Jacob Zuma du pouvoir. Il joue gros. En cas de démission du président, il lui succédera.

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