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Raids meurtriers du régime accusé d'attaques chimiques — Syrie

08 Février 2018

D'épaisses colonnes de fumée noire se sont élevées de la localité d'Arbine visée, elle aussi, par les bombardements aériens. Un marché de la localité d'Arbine a également été touché et neuf civils ont été tués, selon l'OSDH.

Jeudi, 73 civils ont péri sous les bombes de l'armée de l'air qui ont par ailleurs provoqué d'énormes destructions, a précisé l'ONG.

Selon l'agence officielle Sana, deux civils ont péri à Damas dans des tirs d'obus, dans une apparente riposte des rebelles.

Assiégée depuis 2013 par les forces du régime, la Ghouta orientale est la cible quasi quotidienne de bombardements, et ses quelque 400 000 habitants vivent une grave crise humanitaire, avec des pénuries de nourriture et de médicaments. Mais le cessez-le-feu est resté lettre morte. Déplorant "une situation extrême", les représentants des différentes agences de l'ONU basées à Damas ont réclamé mardi "une cessation immédiate des hostilités pour au moins un mois, dans toute la Syrie", selon un communiqué.

En revanche, la Russie, qui soutient militairement le régime syrien, a jugé par la bouche de son ambassadeur à l'ONU Vassily Nebenzia qu'une telle trêve n'était "pas réaliste". - 'Crise humanitaire' aggravée - Déclenché en 2011 par la répression gouvernementale de manifestations pacifiques, le conflit en Syrie s'est complexifié avec l'implication de pays étrangers et de groupes jihadistes, sur un territoire de plus en plus morcelé.

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Deux offensives distinctes contre les derniers combattants du groupe jihadiste Etat islamique (EI) en Syrie ont lieu à Deir Ezzor: l'une menée par les forces du régime et leurs alliés et l'autre par les FDS aidées de la coalition. En avril 2017, en représailles à l'attaque chimique de Khan Cheikhoun, Washington avait lancé des missiles de croisière sur une base du régime.

Les États-Unis se sont dits "profondément alarmés" lundi soir par plusieurs attaques chimiques présumées en Syrie, appelant à "faire pression sur le régime" du président Bachar al-Assad "et ses soutiens" pour arrêter ces agressions, a rapporté la porte-parole du département d'État. Le régime nie recourir à des armes chimiques.

L'une de ces attaques serait survenue à Saraqeb, localité de la province d'Idleb (nord-ouest) contrôlée par les djihadistes et les rebelles, où 11 cas de suffocation ont été rapportés, selon l'OSDH. L'OSDH a cité des habitants et des sources médicales faisant état d'un "gaz toxique". Moscou, allié indéfectible de M. Assad, a dénoncé une "campagne de propagande" visant à accuser le gouvernement syrien d'attaques dont "les auteurs ne sont pas identifiés". "Tout indique que du chlore est utilisé par le régime", a-t-il affirmé sur la chaîne française BFM TV.

Lundi, les États-Unis ont affirmé, par la voie de son ambassadrice à l'ONU Nikki Haley, disposer " de preuves provenant de dizaines de victimes " confirmant l'usage de chlore dans les attaques menées par le régime contre l'enclave rebelle.

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