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"Pays de merde" : le monde selon Trump

15 Janvier 2018

Quelque soit la nature exacte des propos présidentiels, l'article du Washington Post a provoqué une avalanche de réactions hostiles au président américain, tout au long de la journée de vendredi.

Les propos de Donald Trump, traitant certains Etats africains et Haïti "de pays de merde", suscitent une vague d'indignations à travers le continent.

"Le groupe africain à l'ONU a condamné les propos " racistes " du président américain, rapportés la veille sur l'immigration en provenance de " pays de merde ". L'Afrique exige des excuses. "L'Union africaine (UA) a particulièrement condamné ces remarques " blessantes " et " dérangeantes ". Avant de se fendre d'un message conciliant vis-à-vis d'Haïti... "Dans un premier temps vient le mot de mépris, puis les menaces et ensuite les actes", a déclaré M. Maduro, lors d'un conseil politique de l'Alba à Caracas.

Cuba a de son côté "condamné fermement" des déclarations "racistes, dénigrantes et grossières". Quant au Togo, pays africain ayant soutenu la reconnaissance, par les Etats-Unis, de Jérusalem comme capitale, l'opposition a levé le ton et s'insurge contre la dérive verbale du chef de l'exécutif américain. S'emportant contre l'immigration, jeudi lors d'une réunion en présence de plusieurs sénateurs, Donald Trump a lancé: "Pourquoi est-ce que toutes ces personnes issues de pays de merde viennent ici?".

Wenger sera toujours à Arsenal... la saison prochaine
Une guerre de montants se fait toujours au bénéfice du club qui peut prendre l'avantage, mais nous ne sommes pas là-dedans. Arsène Wenger a du souci à se faire... " C'est un bon joueur mais il n'y a rien".

Sur un plan historique, Haïti juge que les déclarations de Donald Trump seraient, de surcroît, " incompatibles avec les liens multiples tissés par la longue histoire d'amitié et de convivialité qui unit les peuples des deux plus vieilles républiques de l'hémisphère ".

Présidents de pays africains visés par la remarque de Trump. D. R.

Face à la déferlante, Donald Trump a, comme à son habitude réagi sur Twitter.

"Le Botswana a accepté des citoyens américains à l'intérieur de ses frontières au cours des années et continue d'accueillir des invités américains et de hauts fonctionnaires, y compris une délégation du Congrès qui viendra au Botswana à la fin de ce mois". Vendredi, il écrivait alors: "Le langage que j'ai utilisé lors de la réunion était dur mais ce ne sont pas les mots employés".