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Nouveaux heurts au nord-ouest, calme dans le reste du pays — Tunisie

13 Janvier 2018

Le mois de janvier est traditionnellement une période de mobilisation sociale en Tunisie, où le contexte est particulièrement tendu cette année en raison des hausses de prix très critiquées par la population.

L'armée a été déployée autour de banques, Postes et autres bâtiments gouvernementaux sensibles dans les principales villes du pays, a indiqué le ministère de la Défense à l'AFP.

Selon Khlifa Chibani, aucun acte de violence, de vol ou de pillage n'a été enregistré dans la soirée de jeudi dans le pays. Mardi, 237 personnes avaient déjà été arrêtées, et 44 la veille, selon la même source. Les autorités estiment toutefois l'intensité des affrontements avait diminué.

À Tebourba, à 30 km à l'ouest de Tunis, des heurts ont éclaté mardi après que des jeunes sont descendus par centaines dans les rues après l'enterrement d'un homme décédé lors de heurts la nuit précédente.

La police tunisienne a arrêté 328 personnes et utilisé des gaz lacrymogènes, tard mercredi, pour disperser les manifestants qui leur lançaient des pierres et avaient allumé des pneus, alors que la colère provoquée par une hausse des prix ne donne aucun signe de vouloir se calmer.

Selon des médias locaux, des scènes similaires ont eu lieu dans des quartiers près de Tunis.

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" Il apparaît que 984 produits ont malgré tout été vendus après le rappel dans plusieurs magasins ", a révélé ce mardi Leclerc. Un numéro vert est disponible: 01 71 53 51 20.

Des heurts ont de nouveau éclaté en Tunisie, dans la nuit du mercredi 10 au jeudi 11 janvier. Le gouvernement s'est jusque-là montré ferme, condamnant le "vandalisme" et accusant les manifestants d'être manipulés par l'opposition.

Hamma Hammami, porte-parole du Front populaire, a répliqué ce jeudi et a chargé le Mouvement Ennahdha (majoritaire au gouvernement) dont il a rappelé le passé violent, assurant que "celui qui a eu recours à l'acide ne peut donner des leçons de civilité à Al Jabha [Front populaire]".

Pour la politologue Olfa Lamloum, "la nouvelle loi de finances est la goutte d'eau qui fait déborder le vase".

Après plusieurs années de marasme économique et d'embauches massives dans la fonction publique, la Tunisie est confrontée à d'importantes difficultés financières. L'inflation a dépassé les 6% fin 2017 tandis que dette et déficit commercial atteignent des niveaux inquiétants.

"Les jeunes sont déçus par rapport à la révolution, surtout à cause de la cherté de la vie", dit-elle, soulignant "l'approfondissement des inégalités sociales mis en évidence par les statistiques officielles" - hausse du taux de pauvreté, du chômage et de l'illettrisme chez les jeunes notamment. Les militants de la campagne "Fech Nestannew" (Qu'est-ce qu'on attend, ndlr) lancée en début d'année pour protester contre les hausses des prix ont appelé à manifester massivement ce vendredi contre cette loi, ainsi qu'une meilleure couverture sociale pour les familles en difficulté et un plan de lutte contre la corruption.

Dans un communiqué, la centrale syndicale UGTT a appelé à un rassemblement dimanche devant son siège à Tunis pour la commémoration du 7e anniversaire de la révolution de 2011.

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