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Le siège parisien perquisitionné — Lafarge

14 Novembre 2017

En parallèle, le siège de Lafarge à Paris a lui aussi été visité par des policiers français.

L'enquête doit déterminer si le cimentier franco-suisse a versé des sommes d'argent importantes à l'Etat islamique pour continuer à faire fonctionner malgré la guerre civile la cimenterie de Djalabiya implantée dans le nord de la Syrie.

La filiale basée à Bruxelles est soupçonnée d'avoir indirectement financé des groupes jihadistes en Syrie, dont l'organisation Etat islamique.

Malmené à la Bourse de Paris à la suite de ces informations, le titre LafargeHolcim a clôturé en baisse de 1,95%. En outre, elle souhaite faire la lumière sur la connaissance des responsables du groupe de tels accords et des dangers liés pour les employés syriens.

"LafargeHolcim rappelle qu'il a condamné avec la plus grande fermeté les erreurs commises en Syrie et qu'il met tout en place pour qu'une telle situation ne puisse plus se reproduire". Une enquête franco-belge est actuellement en cours dans ce dossier.

Un communiqué du parquet fédéral belge a indiqué: "Un juge d'instruction spécialisé en matière de terrorisme de Bruxelles a fait procéder ce matin à l'exécution par la police judiciaire fédérale d'une perquisition à Bruxelles, simultanément à d'autres perquisitions effectuées en France".

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Dans son rapport, dont l'AFP a eu connaissance, le SNDJ conclut que LCS a "effectué des paiements aux groupes jihadistes" pour que la cimenterie continue à fonctionner.

Cela représentait pour l'EI "de l'ordre de 20.000 dollars" par mois, a relaté Bruno Pescheux, directeur de la cimenterie de 2008 à 2014, devant les enquêteurs du SNDJ, d'après une source proche du dossier.

Les enquêteurs soupçonnent aussi LCS de s'être, sous couvert de faux contrats de consultants, approvisionné en pétrole auprès de l'EI qui avait pris, à partir de juin 2013, le contrôle de la majorité des réserves stratégiques en Syrie.

Le groupe, alors dirigé par le PDG Bruno Lafont, a fusionné l'année suivante avec le suisse Holcim.

C'est aussi dans cette affaire que d'anciens responsables de l'entreprise ont affirmé que la volonté de rester alors en Syrie avait reçu l'aval des autorités françaises.

A ce jour, les magistrats instructeurs ont interrogé plusieurs ex-employés syriens de l'usine.

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