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Rohingyas : Amnesty International dénonce la "politique de l'autruche" d'Aung San Suu Kyi

20 Septembre 2017

La communauté internationale doit se préparer au " scénario du pire", a averti jeudi un responsable onusien, à savoir le déplacement de tous les Rohingyas présents en État Rakhine, autour un million, vers le Bangladesh.

La Grande-Bretagne, l'ex-puissance coloniale, a annoncé qu'en raison de "la poursuite des violences", dont sont victimes les membres de cette minorité musulmane dans l'ouest de la Birmanie, elle suspendait son aide à l'entraînement de l'armée birmane, accusée de procéder à une "épuration ethnique" par les Nations unies et des ONG.

Quelque 412.000 réfugiés sont depuis arrivés au Bangladesh, selon le Haut commissariat aux réfugiés (HCR). "Les Occidentaux n'en parlent pas non plus parce qu'en Birmanie, il y a des intérêts énormes". Dans l'impossibilité de s'installer dans des camps bondés, les nouveaux arrivants campent sur les bords des routes, dans les champs, dans les forêts. Ici, les collines, déboisées, sont désormais submergées par les bâches tendues sur des bambous qui servent d'abris précaires aux familles contre les pluies de mousson.

Samedi, deux enfants et une femme sont morts dans une bousculade.

"Dans le district de Maungdaw, l'armée incendie des villages tous les jours".

La ville et la métropole disent adieu à Microsoft — Rennes
En effet, un changement au niveau de la bureautique de la ville serait aussi dans les cartons. Par le passé, d'autres villes en France et en Europe ont sauté le pas vers le libre.

Chaque nouvelle journée livre son lot de témoignages, plus horribles les uns que les autres, sur le calvaire des Rohingyas, fuyant leurs villages de l'Etat Rakhine (ou Arakan) en Birmanie pour le Bangladesh voisin.

Assignée à résidence pendant près de vingt ans par la junte militaire alors au pouvoir et honorée du prix Nobel de la paix en 1991, Aung San Suu Kyi a longtemps été considérée comme une figure des droits de l'Homme en Birmanie.

Pressée de toute part, la dirigeante birmane va finalement s'exprimer mardi à 10H00 locales (03H30 GMT). "De nombreuses personnes ont dansé et chanté des chants nationalistes", et le centre-ville était rempli de gens tenant des banderoles disant: "Nous soutenons Aung San Suu Kyi". Elle a aussi demandé que leur soit octroyée la nationalité birmane - qu'une loi de 1982 leur a retirée. "Penser qu'on passera outre est complètement illusoire", estime Maël Raynaud, spécialiste de la Birmanie.

Pour beaucoup de réfugiés interrogés par l'AFP, souvent de petits paysans, le retour semble de toute façon bien compromis car outre la haine entre les communautés, ils ont souvent tout perdu.

Dans une déposition écrite soumise à la Cour suprême, le gouvernement accuse cette communauté musulmane qui fuit les violences au Myanmar pour se réfugier en Inde et au Bangladesh "de se livrer à des activités anti-nationales et de faire transiter des fonds via la hawala", ce système informel de virement de fonds en vigueur dans des pays musulmans.

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