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Procédure d'admission post-bac: la ministre regrette un "énorme gâchis"

17 Juillet 2017

En cause: les caprices du système informatique d'admission post-bac (APB), qui n'a pas daigné donner de réponse à 87 000 lycéens, pour qui l'été commence à être très chaud. "C'est un énorme gâchis", a ajouté la ministre, alors qu'une grande concertation avec les acteurs de l'enseignement supérieur commence cet après-midi pour "trouver rapidement des solutions pour la rentrée 2018".

La plateforme APB est dans le viseur du gouvernement.

Samedi, 87 000 jeunes étaient toujours en attente d'affectation à l'université. "C'est un énorme gâchis et cette année il est encore amplifié par le fait que la démographie étudiante a mis sur le système APB 40 000 étudiants de plus et que pour la première fois les étudiants en fin de première année qui souhaitaient se réorienter ont été appelés aussi à utiliser ce système et, donc, ce sont 150 000 étudiants supplémentaires qui ont été mis en plus dans ce système". Étudiants et présidents d'universités y sont conviés.

" "Un navire de l'armée chavire en mer, " des dizaines " de disparus — Cameroun
Cette zone est quadrillée et fait l'objet de recherches minutieuses et intenses pour secourir d'éventuels survivants. 34 personnels sont jusqu'à présent portés disparus.

Il n'est "absolument pas normal" que l'orientation de lycéens dépende d'un système informatique, a-t-elle déclaré sur France Inter, en dénonçant une "situation injuste et qui n'a aucun sens". S'ajoutent aux néo-bacheliers les étudiants en réorientation, traités cette année sur un pied d'égalité par rapport aux jeunes ayant obtenu leur bac en 2017. La ministre de l'Enseignement supérieur a ensuite dessiné quelques pistes de réflexion, jugeant que "les universités doivent proposer des licences dans lesquelles les spécialisations sont progressives".

Le gouvernement souhaite notamment instaurer des "prérequis" dans le cadre de "contrats de réussite étudiante".

Reste à définir ces "prérequis", qui "peuvent cacher le meilleur comme le pire", selon Jimmy Losfeld, président de la Fage, premier syndicat étudiant. Pour l'Unef, l'autre grand syndicat étudiant, "derrière les mots 'prérequis' ou 'contrat de réussite' se cache une sélection déguisée". Par exemple, l'obligation d'avoir fait de la biologie au lycée pour s'inscrire en Staps (sciences et techniques des activités physiques et sportives), une filière engorgée qui a refusé cette année près de la moitié des postulants (via le tirage au sort puisque la sélection sur dossier est interdite).