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3 soldats tués lors de tirs dans un camp militaire — Côte d'Ivoire

15 Juillet 2017

"On était couchés quand les tirs ont commencé". Des habitants avaient auparavant signalé des tirs dans deux camps militaires de Korhogo et Abidjan, la capitale économique de la Côte d'Ivoire, dans la nuit de vendredi à samedi. Ca a duré jusqu'après 03h00 du matin.

Le calme serait revenu samedi matin, selon les riverains de camps, repris par des médias. "Les militaires du camp de Korhogo ont commencé à tirer des coups de feu depuis 01h00 (locale et GMT) du matin, dans leur camp, on ne sait pas pourquoi", avait affirmé auparavant Adama Coulibaly, un menuisier joint par téléphone.

"Les soldats sont restés dans leur camp et n'ont pas occupé pour l'heure les rues".

L'Agence de Presse Africaine, APA, fait état de ce que ces tirs ont été perpétrés (à Abidjan) par des individus armés de kalachnikovs qui s'en prenaient aux personnes, notamment aux policiers, arrachant des véhicules et des téléphones portables de certains agents de la police.

Northern Lights may be visible Sunday night in Puget Sound area
Peak viewing time will be from around midnight to 3 a.m., but aurora can potentially be seen through most of the overnight hours. If the auroral forecast predicts a visible aurora, get away from light pollution in urban areas and away from any bright lights.

Selon une source proche de l'armée ivoirienne, "ce sont des caporaux de l'armée qui sont à la base de mouvements mais jusque-là on ne connaît pas leurs motivations".

En janvier, d'anciens partisans de l'actuel président, Alassane Ouattara, se sont rebellés, réclamant le versement de primes promises et se sont à nouveau mutinés en mai faute d'avoir reçu les montants promis par le pouvoir. Tout dernièrement, à peu près 6 000 anciens rebelles "démobilisés", qui n'ont pas été intégrés à l'armée, avaient, eux aussi, réclamé des primes, mais s'étaient heurté au refus des autorités qui ont fait intervenir des forces de l'ordre pour disperser le mouvement, occasionnant quatre morts (dans le rang des manifestants) dans la répression. Ils ont fini par obtenir de l'Etat 12 millions de FCFA par tête (18.000 euros).

La Côte d'Ivoire a connu une décennie de violente crise entre 2002 et 2011. Le pays était coupé en deux entre les rebelles des Forces nouvelles occupant le nord et l'armée régulière qui avait la maitrise du sud.

3 soldats tués lors de tirs dans un camp militaire — Côte d'Ivoire