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Pour Macron, canaliser la force de la vague — Législatives

22 Juin 2017

Un mois après son score record au second tour de la présidentielle, le Front national obtiendrait seulement un à dix sièges à l'Assemblée, contre deux lors de la précédente législature, avec un score de 13 à 14 % des voix. "Nous disons à tous ceux qui se sont abstenus, qui ont fait un choix différent (.) que notre pays attend des pouvoirs équilibrés et non concentrés dans un seul et même parti ", a mis en garde le sénateur de l'Aube.

Un échec qu'il faut cependant mettre en perspective avec la véritable bérézina annoncée pour le PS, très loin des 29,35% des élections législatives de 2012. "Malgré l'abstention, le message des Français est sans ambiguïté: pour la troisième fois consécutive, vous avez été des millions à confirmer votre attachement au projet de renouvellement, de rassemblement et de reconquête du président de la République", a-t-il déclaré.

Les projections du vote de dimanche démontrent que la République en Marche du président Macron est en bonne position de remporter le deuxième tour prévu le 18 juin prochain. Plusieurs autres têtes d'affiche sont tombées au premier tour.

Les ministres-candidats sont arrivés largement en tête dans leur circonscription.

"Vague ou tsunami", s'interrogeait samedi le quotidien Libération, qui estime que "les électeurs semblent prêts à donner les clés de l'Assemblée à Emmanuel Macron", tandis que Le Parisien évoquait "le grand chamboule tout" et un bouleversement du paysage politique.

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John Thune, R-S.D., and Majority Whip John Cornyn, R-Texas, speaks following a closed-door strategy session, at the Ca. Susan Collins, R-Maine, have expressed concern that the measure would cause many to lose coverage.

Après la débâcle de la présidentielle qui a vu son candidat éliminé au premier tour (20%), le parti Les Républicains (LR) ambitionne d'imposer un gouvernement de coalition au président centriste.

Le vice-président du parti d'extrême droite français Front National, Florian Philippot, a reconnu " une déception dans le score " de son parti, qui aurait recueilli environ 13% des suffrages aux législatives dimanche.

A gauche, le mouvement La France insoumise de la gauche radicale Jean-Luc Mélenchon obtient 11%, juste devant le Parti socialiste qui est distancé aussi avec un score de 9 à 10,2%, toujous selon les estimations. Mais "la division des forces de gauche se paie très cher", regrette le dirigeant communiste Pierre Laurent, critiquant le refus d'alliance de Jean-Luc Mélenchon, qui avait réuni plus de 19% des voix au 1er tour de la présidentielle. Mais à l'arrière-plan de cette victoire sans appel qui se dessine pour le camp Macron, le taux d'abstention jugé historiquement le plus bas de la Ve République en dit long sur le sentiment des français et françaises sur ces élections législatives et probablement sur les prochaines à venir. "L'effet de souffle de la présidentielle" fait que les intentions de vote en faveur des candidats d'En Marche! sont souvent très supérieures aux 24% réalisés par Emmanuel Macron le 23 avril, note pour sa part Frédéric Dabi, directeur-adjoint de l'Ifop. "Dès l'instant qu'ils décideront d'élire Emmanuel Macron à la présidence de la République, je ne les vois pas, trois semaines après, le priver des moyens pour gouverner à l'Assemblée nationale".

Bruno Le Maire (ministre de l'Economie), Richard Ferrand (ministre de la Cohésion des territoires) et Christophe Castaner (secrétaire d'Etat aux Relations avec le Parlement) sont en ballottage favorable.

La nouvelle Assemblée sera profondément renouvelée, notamment parce que plus de 200 députés sortants ne se représentent pas.

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