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Découverte d'un stock d'armes chez l'assaillant — Champs-Élysées

21 Juin 2017

Un véhicule a percuté un fourgon de gendarmerie, lundi, sur les Champs-Élysées, à Paris, sans faire de blessés. L'attaque n'a pas fait d'autres victimes que l'auteur présumé, Adam D., un individu radicalisé âgé de 31 ans. "À terre, l'homme est actuellement inconscient" et son véhicule est en feu, ont indiqué des sources policières. Il percute deux fois le fourgon de police de tête. Le terroriste est décédé peu après.

L'assaillant, fiché S depuis septembre 2015 pour son appartenance à la mouvance islamiste radicale, faisait également l'objet d'un mandat d'arrêt tunisien depuis son arrestation en compagnie d'hommes équipés de talkies-walkies et de couteaux.

LA REVENDICATION - L'acte n'a pour l'instant pas été revendiqué.

Selon son père interrogé par l'AFP, l'homme "avait une arme qui était déclarée, il s'entraînait au tir". D'autant qu'il n'avait "pas eu de remontée d'informations" sur le profil d'Adam Dzaziri. En France, un fiché S possède un port d'armes délivrée par la Préfecture de police? L'assaillant, bien que surveillé par les services de renseignement, disposait d'une autorisation de détention d'armes.

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Au cours de la perquisition menée au cours de la nuit, les enquêteurs ont retrouvé un "stock d'armes", selon RTL. Au domicile de ses parents avec ses frères et soeurs, tous sont décrits par leurs voisins comme des musulmans rigoristes. Son ancienne épouse, son père, son frère et sa belle-sœur ont été placés en garde à vue lundi soir. Un élément qui pose d'ores et déjà question."Personne ne pouvait se satisfaire" de cette situation, a convenu mardi sur RMC/BFMTV le Premier ministre Edouard Philippe, à la veille de la présentation en Conseil des ministres d'un nouveau projet de loi antiterroriste. Tout simplement parce que le fichier des personnes surveillées "pour atteinte à la sûreté de l'Etat" et celui des personnes possédant un permis de détention d'arme ne sont pas croisés.

Il serait temps que la France s'imprègne de l'expérience d'Israël afin de maintenir la sécurité de ses citoyens: jusqu'à présent, il n'y a aucune volonté de l'Etat d'aller au delà des mots et de s'attaquer au terrorisme intérieur. Elles ne savent pas qu'elles sont fichées S. Ce qui rend compliquée leur gestion.

"Si on retire une autorisation à quelqu'un qui fait l'objet d'une surveillance, il va assez vite comprendre pourquoi on lui retire cette autorisation", a fait valoir le Premier ministre. "C'est une décision difficile à prendre à un moment donné", a ajouté l'ancien maire du Havre pour qui il est impensable que les présidents de clubs de tir sportif aient accès à la liste des fichés S.

La nouvelle loi préparée par le gouvernement va-t-elle permettre de résoudre ce genre de cas?

Ainsi, dans le procès-verbal envoyé à la préfecture, les gendarmes ont indiqué qu'il n'y avait pas suffisamment d'éléments concrets pour confirmer ou infirmer le renouvellement de la détention d'armes. Ce document, délivré par la préfecture de l'Essonne, ne lui permettait pas de circuler armé, mais simplement de s'adonner à la pratique du tir dans des stands réglementés. "C'est une avancée", a estimé Edouard Philippe.