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Comey confirme ma version des faits, soutient Trump

13 Juin 2017

Le président américain Donald Trump et ses soutiens ont réagi vigoureusement, ce vendredi, aux déclarations faites par l'ancien directeur du FBI, James Comey, devant la commission du Renseignement du Sénat.

James Comey, 56 ans, n'a pas grand-chose à y gagner, à part une revanche personnelle sur la manière dont il a été écarté de son poste. Il a également contraint Jeff Sessions, attorney general des Etats-Unis et fidèle du président, à se récuser dans cette enquête, puis obligé son adjoint, Rod Rosenstein, à nommer un procureur spécial, Robert Mueller, lui-même ancien directeur du FBI.

James Comey, brutalement limogé par Donald Trump début mai, a aussi affirmé qu'il "espère bien" que ses conversations avec le président avaient été enregistrées, comme le milliardaire l'en avait menacé dans un tweet.

"L'administration a ensuite choisi de me diffamer et, surtout, de diffamer le FBI en prétendant que le Bureau était en déroute, " a dit M. Comey.

C'est l'arroseur arrosé, clament les amis de Donald Trump.

"J'espère que vous pourrez trouver une façon d'abandonner cela, de lâcher Flynn".

Trump a promis devant la presse de dire "dans un avenir très proche" s'il détenait des enregistrements de ses conversations privées avec Comey, comme il l'avait laissé entendre dans un tweet, mais il a prévenu: "Vous serez très déçus quand vous entendrez la réponse".

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Mike Lee, R-Utah, to halt a sale to Riyadh of Abrams tanks, heavy vehicles, weapons and ammunition worth $1.15 billion. GOP senators active in foreign policy have largely agreed with the arms sale, particularly GOP Sens.

Paul Ryan, le président républicain de la Chambre des représentants, a quant à lui laissé le bénéfice du doute au président: "Il est nouveau pour ce qui est de gouverner, donc il n'était probablement pas au fait des protocoles existant depuis longtemps établissant les relations entre le département de la Justice, le FBI et la Maison Blanche", a-t-il relevé.

L'auteure, Nicole Serratore, évoque en particulier un dîner auquel Trump avait convié James Comey le 27 janvier - lui indiquant qu'ils seraient "juste tous les deux" - et où il lui avait signifié avec insistance: "J'ai besoin de loyauté, j'attends de la loyauté." .

Jeudi, James Comey a été auditionné par le Congrès.

S'exprimant plus tard dans la journée en compagnie de son homologue roumain Klaus Iohannis, Donald Trump a jugé que la déposition de l'ancien patron de la police fédérale démontrait qu'il n'avait commis aucun acte d'obstruction à la justice.

" Le président se sent complètement et totalement conforté", ajoute l'avocat à propos de cette déclaration écrite à l'attention du Congrès par James Comey et dévoilée à la veille de son audition par le Comité sénatorial sur le renseignement qui risque toutefois d'exposer le président américain à des accusations d'entrave à la justice sur le dossier russe. " Il s'agit de la première réaction personnelle de Donald Trump au témoignage de James Comey". "Je ne pense pas que ce soit à moi de dire si la conversation que j'ai eue avec le président était une tentative d'obstruction", a-t-il déclaré lors de son audition.

A la question de savoir si le président ou l'administration lui avait demandé d'"arrêter" l'enquête menée par le FBI sur les ingérences russes, il a répondu "non".

La Maison-Blanche a contre-attaqué en affirmant par le biais de sa porte-parole Sarah Huckabee Sanders que le président n'était "pas un menteur". "C'est une audition-clé dans notre enquête", a-t-il confié.