Vendredi, 23 Octobre 2020
Dernières nouvelles
Principale » Les résultats définitifs publiés, En Marche largement en tête — Législatives

Les résultats définitifs publiés, En Marche largement en tête — Législatives

12 Juin 2017

La République En marche "a gagné le premier round des élections législatives (.), plaçant le président français en excellente position pour tenir une immense majorité et provoquer un changement sur la scène européenne".

'Macron en marche vers une majorité écrasante' (Le Figaro), 'Macron plie le match' (L'Opinion), 'Un coup de maître' (Le Parisien), 'L'OPA' (Libération).

Selon les premières estimations par sièges des sondeurs à 20H00, le mouvement présidentiel, la République En Marche (REM), et son allié du MoDem raviraient dimanche prochain entre 390 et 445 des 577 sièges de l'Assemblée nationale, culminant très nettement au-dessus de la majorité absolue (289 élus).

Le Premier ministre Edouard Philippe a jugé que les électeurs avaient confirmé leur "attachement dans le projet de renouvellement, de rassemblement et de conquête" d'Emmanuel Macron, un mois après son arrivée à l'Élysée. Cinq des six membres du gouvernement - qui devraient démissionner en cas de défaite - virent nettement en tête: Richard Ferrand, malgré une affaire immobilière qui a terni la campagne de la REM, Christophe Castaner, Bruno Le Maire, Marielle de Sarnez et Mounir Mahjoubi. Seule Annick Girardin fera face à un second tour difficile.

C'est un véritable camouflet qui s'annonce en revanche pour le Parti socialiste (9,5%), qui contrôlait la moitié de l'Assemblée sortante, et ne se retrouverait, selon les projections, qu'avec 145 à 40 sièges à l'issue du second tour le 18 juin. Soit encore moins que les 57 députés de la débâcle de 1993. Il a mis en garde contre le risque de "l'unanimisme" au Parlement. Le patron des socialistes, qui se représentait dans la 16e circonscription de Paris, fait partie de la longue liste des personnalités de gauche éliminées dès le premier tour. Le candidat du PS à la présidentielle, Benoît Hamon, a également été éliminé dès le 1er tour, tout comme les ex-ministres écologistes Cécile Duflot et Emmanuelle Cosse. D'autres anciens ministres PS sont en en ballottage très défavorable, comme Najat Vallaud-Belkacem.

Protégés par le camp Macron, Stéphane Le Foll, Marisol Touraine et l'ex-Premier ministre Manuel Valls sont en ballotage favorable.

Rawhide dog chews recalled due to possible chemical contamination
United Pet Group a division of Spectrum Brands, Inc., took five brands off store shelves and from online retailers. Production facilities in Mexico and Colombia, in addition to a supplier in Brazil, are the proximal causes.

"L'immensité de l'abstention montre qu'il n'y a pas de majorité pour détruire le code du travail, réduire les libertés publiques, ni pour l'irresponsabilité écologique, ni pour cajoler les riches", a affirmé Jean-Luc Mélenchon, chef de file du mouvement de gauche radicale "La France insoumise", qui a totalisé 11% des voix dimanche. A la présidentielle, la dirigeante frontiste avait en effet dépassé les 50 % dans 45 circonscriptions au second tour. Mais les reports de voix restent incertains, malgré l'appel du pied du leader de La France insoumise aux électeurs du député PS sortant Patrick Mennucci, non qualifié (12,4%).

Dès avant le premier tour des législatives, les responsables du parti avaient tiré un trait sur le "PS d'Epinay", estimant que le parti né en 1971 était arrivé "à la fin d'un cycle", incapable désormais de faire la synthèse entre son aile droite et son aile gauche.

La droite (entre 20,9 et 21,5% des voix), qui espérait en début de campagne priver le président Macron de majorité et le forcer à la cohabitation, terminerait avec 70 à 130 élus.

Un résultat "décevant pour notre famille politique", a convenu l'ancien président de l'Assemblée Bernard Accoyer, tandis que le chef de file de la droite à ces législatives, François Baroin, appelait à la mobilisation pour éviter des "pouvoirs concentrés" dans "un seul et même parti".

Quant au Front national, il obtiendrait seulement 1 à 10 sièges, contre 2 lors de la précédente législature.

Contrairement aux partis d'opposition qui voient dans l'abstention l'expression d'un rejet vis à vis de la politique, les proches du président interprètent le score du premier tour comme un message de soutien au programme que souhaite mettre en œuvre le jeune président de la République.