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Écrasante majorité en vue pour Macron — Législatives françaises

12 Juin 2017

Le parti centriste du nouveau président français Emmanuel Macron s'apprête à rafler une écrasante majorité à l'Assemblée après avoir pulvérisé les partis traditionnels et l'extrême droite au premier tour des législatives dimanche, marquées par une abstention record.

08h32: Les personnalités politiques les plus matinales dans leurs bureaux de vote selon France Info, sont Edouard Philippe, au Havre, dont il était maire, et son ministre Richard Ferrand, à Motreff (Finistère).

"L'effet de souffle de la présidentielle" fait que les intentions de vote en faveur des candidats d'En Marche! sont souvent très supérieures aux 24% réalisés par Emmanuel Macron le 23 avril, note pour sa part Frédéric Dabi, directeur-adjoint de l'Ifop.

La droite, qui espérait priver le nouveau président Macron de majorité, terminerait avec 70 à 130 élus LR et UDI.

'Macron en marche vers une majorité écrasante' (Le Figaro), 'Macron plie le match' (L'Opinion), 'Un coup de maître' (Le Parisien), 'L'OPA' (Libération). Cest un "recul sans précédent de la gauche", a reconnu son premier secrétaire Jean-Christophe Cambadélis, qui a mis en garde contre le risque de "lunanimisme" au Parlement.

En Guadeloupe, en Guyane, à Saint-Martin et Saint-Barthélémy, les candidats REM se sont qualifiés pour le second tour.

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Le groupe en a profité pour dévoiler pas moins de 42 nouveaux jeux, dont 22 disponibles en exclusivité sur les consoles Xbox One . Microsoft a présenté sa nouvelle console Xbox One X , qui sera en concurrence frontale avec la PlayStation 4 du japonais Sony .

Selon des résultats encore provisoires au moment où nous mettions en ligne, les candidats de la coalition menée par (LREM), qui s'est allié pour la circonstance aux centristes du Modem de François Bayrou, obtiendraient jusqu'à 32,90% des voix, ce qui pourrait se traduire la semaine prochaine par 400 à 440 sièges à l'Assemblée nationale sur les 577 qui seront définitivement élus au terme du processus en deux tours. En Martinique, où l'abstention atteint les 73%, les députés sortants confortent leur score d'il y a 5 ans excepté le député de la circonscription centre atlantique Alfred Marie- Jenne qui ne s'est pas représenté. Les titres des quotidiens nationaux de lundi ne laissent aucun doute sur la couleur de la future 'chambre bleu Macron' (L'Humanité). Mais il a perdu une bonne partie de l'électorat que Jean-Luc Mélenchon avait réuni sur son nom au premier tour de l'élection présidentielle. François Baroin, chef de file de la campagne LR-UDI a demandé dimanche un "sursaut" des électeurs pour le second tour afin que les pouvoirs ne soient pas "concentrés dans un seul et même parti".

Quant au Front national, un mois après son score record au second tour de la présidentielle, il obtiendrait seulement 1 à 10 sièges, contre 2 lors de la précédente législature. Au FN, c'est également une douche froide comme l'a exprimé un de ses principaux leaders qui a parlé de "déception totale", ainsi que pour la France insoumise du tonitruant Mélenchon.

"Ce soir rien n'est acquis", a pris soin de souligner dimanche soir la présidente par intérim de REM Catherine Barbaroux, en soulignant que la "faible participation doit plus que jamais nous inviter à poursuivre nos efforts pour renforcer l'engagement citoyen qui est au coeur du projet de la République en marche et même à l'origine de sa construction". Il ne faudrait pas non plus oublier que plus d'un électeur sur deux à la présidentielle avait choisi un parti populiste au premier tour.

L'ascension se poursuit et de la plus belle manière pour le mouvement "La République en marche!". En revanche, il peut espérer battre le record de sièges pour un seul parti, détenu par l'UMP en 2002 (365 sièges).

La victoire de députés frontistes au second tour, est "essentielle", selon elle, contre le président Emmanuel Macron, qui prépare "un saccage du droit du travail", et entend "se soumettre à la politique d'austérité (...) réclamée par Mme Merkel".

Fort de cette probable solide majorité à l'Assemblée nationale, Emmanuel Macron aura les mains libres pour appliquer son programme.