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Premiers attentats de l'EI à Téhéran, Trump met en garde l'Iran

09 Juin 2017

Le réchauffement amorcé par l'ancien président américain Barack Obama, signataire d'un accord sur le nucléaire iranien en 2015, a été stoppé par son successeur Donald Trump. Le président américain a affirmé que ceux qui soutiennent "le terrorisme" s'exposent à en être "victimes".

Le bilan des attentats a par ailleurs été revu à la hausse après la mort à l'hôpital de quatre blessés, portant à 17 le nombre de personnes tuées dans les attaques contre le Parlement et le mausolée de l'imam Khomeini. 'La dépravation du terrorisme n'a pas sa place dans un monde pacifique et civilisé', avait écrit le ministère américain des Affaires étrangères dans un communiqué.

M. Trump a affirmé mercredi dans un communiqué succinct que "les Etats qui appuient le terrorisme risquent de devenir les victimes du mal qu'ils soutiennent".

L'administration américaine a imposé de nouvelles sanctions contre l'Iran pour son soutien supposé à des groupes " terroristes " du Moyen-Orient, ses essais de missiles balistiques et ses atteintes aux droits de l'Homme. Les attentats, qui ont frappé deux lieux hautement symboliques du pays, ont été commis par cinq hommes armés, dont des kamikazes qui se sont fait exploser.

"Ces individus, originaires de divers endroits en Iran, avaient rejoint Daesh", a déclaré Reza Seifollahi, selon l'agence de presse semi-officielle ISNA.

" Il y a plusieurs dizaines de combattants iraniens " au sein de l'EI, " notamment en Irak, en Syrie et en Afghanistan", selon Clément Therme, de l'Institut International d'études stratégiques (IISS).

Comey callout of Trump lies hurts dealmaking hopes
The president tweeted on Friday after I got fired that I better hope there's not tapes. He repeatedly directed questions on that dossier to closed sessions of the committee.

Téhéran est engagé aux côtés des gouvernements syrien et irakien pour combattre des groupes rebelles et jihadistes, dont l'EI qui avait menacé de s'en prendre à l'Iran.

Sur les réseaux sociaux, des Iraniens se sont également montrés outrés par son attitude au moment où leur pays est confronté aux premiers attentats revendiqués par l'Etat islamique (EI) sur leur sol.

Plus tôt cette semaine, l'Arabie saoudite, Bahreïn, les Émirats arabes unis, le Yémen, l'Égypte, la Libye, la Mauritanie et les Maldives ont rompu leurs liens diplomatiques avec le Qatar, accusant l'état du Golfe de soutenir "le terrorisme et l'extrémisme, " mais le Qatar a rejeté ces accusations.

Si ces dernières années certaines régions proches des frontières avec l'Irak, l'Afghanistan et le Pakistan ont été ciblées par des groupes armés, les grands centres urbains avaient jusqu'alors été épargnés. C'est précisément près de ces frontières que vivent principalement les membres de la minorité sunnite d'Iran.

Lors d'un récent voyage en Arabie saoudite, Donald Trump avait accusé Téhéran de "financer, armer et entraîner des terroristes () qui répandent la destruction et le chaos à travers la région" et appelé tous les pays à "isoler" l'Iran.

Premiers attentats de l'EI à Téhéran, Trump met en garde l'Iran