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" "Travaille-t-on (vraiment) mieux dans la " French tech " ?

08 Juin 2017

Elle est encore meilleure si l'immeuble est "cool " et central: moins de 4 % des "techs " interrogés voudraient aller travailler dans une tour, dont la forme symbolise un fonctionnement et une communication trop hiérarchiques, ou dans des arrondissements trop connotés: le VIIIe accueille les avocats, La Défense le CAC 40. Des entreprises sélectionnées pour obtenir un panel de sociétés technologiques le plus divers possible en termes de maturité de développement, d'effectif (de 30 à plus de 2 500 salariés) et de secteurs d'activité.

Pour ce faire, l'Ifop a réalisé pour SFL une étude inédite par son ampleur et son périmètre: 90 questions, posées d'un côté à 1755 salariés représentatifs de la population active parisienne, de l'autre à 909 salariés issus de dix entreprises de la Tech française (soit 2 700 personnes): 1000mercis, Alchimie, Criteo, Devialet, Drivy, GuestToGuest, ManoMano, Meetic, MonDocteur, Younited Credit. Ils se disent également moins sujets au stress, seuls 25 % s'estimant "souvent stressés", contre 38 % pour les autres salariés. Mieux, pour eux, leurs bureaux ont un impact positif sur leur motivation. Plus de la moitié avouent que les bureaux ont été importants pour eux dans le choix de leur entreprise, contre 30 % seulement pour les entreprises traditionnelles.

Autre élément fédérateur: la proximité domicile-travail: leur temps de trajet s'élève en moyenne à 37 minutes, contre 48 minutes pour la population générale des salariés. Sur ces 22 minutes aller-retour économisées dans les transports, ils en passent 15 de plus chaque jour dans l'entreprise.

Ces salariés de la Tech, jeunes pour la plupart - 31 ans de moyenne d'âge - veulent travailler près de chez eux. Le lieu de travail: " 88 % des salariés de la French Tech se disent satisfaits de leurs bureaux, contre 72 % pour la population générale ". Sur une année, c'est l'équivalent d'une semaine de travail en plus.

Mais travailler dans la " French tech", c'est aussi l'assurance d'utiliser l'espace autrement. Seulement 1 % des salariés occupent un bureau individuel fermé, 86 % travaillant en open space. Et les dirigeants montrent l'exemple, puisque les deux tiers occupent un open space (contre 14 % seulement des dirigeants dans la population générale). Il s'agit d'avoir un réceptacle (les bureaux) susceptible de fonder une culture d'entreprise forte, d'attirer et fidéliser les talents, de se distinguer par un environnement "fun " et "stimulant", car leur ADN réside dans la capacité à mobiliser de la matière grise en quête d'une innovation permanente. Mais la French Tech a - pour partie - trouvé la parade, puisqu'elle propose des espaces où il est possible de s'isoler et de se concentrer sans être dérangé (espaces "zen", salles de silence, bulles pour téléphoner...).

Djokovic, Muguzura, Nadal in action at French Open
After beating Carina Witthoeft 7-5 6-1, the Czech said: "Well, [I'm] surprised that I'm in the fourth round here". I'm not ideal , I make mistakes. "I speak five languages and finished high school [but] she stopped her studies".

Les salariés de la French Tech ont un rapport nouveau à l'espace. A choisir, ils sont 61 % à réclamer plus d'espaces collaboratifs que de place supplémentaire pour chacun. Dans la population générale, c'est exactement le contraire: à choisir, les salariés opteraient à 67 % pour davantage d'espace personnel. Le travail collectif est même considéré comme "la principale raison de se rendre au bureau ".

Cette ambiance se retrouve lors des temps de pause ou en dehors des horaires de travail. En ligne de mire, les espaces informels: terrasses, jardins, cafétérias, espaces détente... de quoi " phosphorer à toute heure ". Ceux qui travaillent "très souvent " en équipe affichent ainsi une note de bien-être de 8,11 / 10, contre 6,1/ 10 pour ceux qui le font "rarement ".

L'idée du lieu de travail comme fédérateur, véhicule d'une image de l'entreprise, incarnation d'une " culture d'entreprise", reste prégnante dans les sociétés de la " French tech ". Le bureau en est l'instrument: il devient une "place de village", lieu de vie sociale et de construction de l'identité collective. Pour 82% des personnes interrogées, les bureaux, en plus d'être un lieu de travail, sont aussi un lieu de vie où elles aiment passer du temps. Et là, un effet inverse à celui généralement observé dans la population générale: les salariés préfèrent ce mode d'organisation spatial: " le niveau de bien-être des salariés Tech en open space (8/10) est supérieur à celui de leurs collègues en bureau fermé (7,6 /10) " précise l'Ifop.

Enfin, il existe bien une "French touch " en matière de vie au bureau.