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Où il est question de fortes suspicions d'enrichissement sans cause — Affaire Ferrand

03 Juin 2017

Cela appartient encore à la conjecture: il n'y a pas de preuve, et il n'y en aura sans doute jamais. Quelques mois plus tard, en avril 2013, alors que Richard Ferrand se faisait un des plus ardents défenseurs de la proposition de loi de Bruno Le Roux destinée à faciliter les réseaux de soins, le site Acuité (portail d'information dédié à l'optique) n'omettait pas de souligner que le député était un ancien directeur des Mutuelles de Bretagne.

Bayrou a-t-il lui-même reçu l'ordre du président Macron? Le premier ministre Edouard Philippe lui a une nouvelle fois apporté son soutien, "malgré l'exaspération des Français" devant ce type de pratiques.

Ce qui est le vrai scandale et doit faire douter tout citoyen français de la probité de la justice française, c'est qu'un juge ait décidé en deux heures de temps qu'il n'ouvrira pas une enquête, alors que le dossier s'épaissit de jour en jour. " Pour le ministre, il n'y avait donc pas lieu d'interroger le commissaire aux comptes, car selon lui, il n'y a pas de conflit d'intérêts.Et on nous dit qu'il n'y a pas de problème juridique".

Il reste que, d'après un sondage Harris interactive pour RMC et Atlantico réalisé après l'intervention du Premier ministre, une large majorité de Français - respectivement 70% et 62% - estiment que Richard Ferrand et Marielle de Sarnez devraient démissionner. " s'interroge-t-il, même si le fait d'être directement rémunéré par une structure privée n'est pas parfaitement comparable avec celui d'exercer la profession d'avocat ou de médecin". Ici se lit en filigrane une conception pragmatique du rapport entre secteur privé et secteur public, une lecture cependant qui pourrait être peu compatible avec les exigences de l'époque (dont certaines sont fortement mis en avant par Emmnauel Macron et son équipe).

Macron suscite un tollé suite à une blague "malaisante"
Une séquence isolée par Quotidien et diffusée vendredi soir sur TMC . "Ah non, c'est à Mayotte le kwassa-kwassa", relève alors M. On y entend l'un des responsables évoquer différents types d'embarcations, comme les " tapouilles " et les "kwassa-kwassa".

Premier secrétaire du Parti socialiste et candidat aux législatives, Jean-Christophe Cambadélis a estimé que le ministre de la Cohésion des territoires devait 'évidemment' démissionner.

Aujourd'hui le cabinet du ministre confirme ce pacs mais souligne que Richard Ferrand voulait simplement dire qu'il n'était pas pacsé en 2011, à la date de l'acquisition immobilière.

Sur son poste de chargé de missionRichard Ferrand justifie son choix d'avoir conservé son poste de chargé de mission de des Mutuelles de Bretagne, "toujours déclaré à la HATVP" (Haute Autorité pour la transparence de la vie publique), pour lequel il a "perçu jusqu'à fin 2016 une rémunération de 1 250 euros net par mois". Un montage de pure opportunité, donc. Le nom de Richard Ferrand apparaît même sur le compromis de vente des locaux, une bizarrerie que le ministre a justifiée sur France Inter. Richard Ferrand serait concerné si un lien était fait entre l'adoption de la loi sur les mutuelles et un possible enrichissement personnel ou de ses proches. "Il faut appeler un chat un chat ".

S'il s'est abrité derrière le fait que la justice n'ait pas trouvé jusqu'ici matière à enquêter dans les informations publiées par la presse, il a néanmoins dit que, "par définition, il n'y a que la justice qui puisse lever le soupçon".

Où il est question de fortes suspicions d'enrichissement sans cause — Affaire Ferrand