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Les Etats-Unis isolés, l'UE et la Chine promettent de coopérer — Climat

03 Juin 2017

Sans surprise, les réactions ont fusé des quatre coins de la planète, entre stupeur, colère et effarement. "Je sais que le président traite le changement climatique de canular, comme la majorité du congrès. Sur le climat, il n'y a pas de plan B, car il n'y a pas de planète B. Alors oui, nous continuerons", a martelé le président français. "Le changement climatique est une réalité". Notre futur sur cette planète n'a jamais été autant à risque.

La Chine, plus discrète que l'UE sur le sujet vendredi à Bruxelle, s'est tout de même dite prête à "chérir le résultat chèrement gagné" à Paris.

Donald Trump s'était engagé à abandonner un accord multilatéral scellé fin 2015 dans la capitale française et voulu par son prédécesseur Barack Obama, et visant à limiter la hausse de la température moyenne mondiale. La décision du président américain ne détruit donc pas l'Accord mais l'affaiblit en faisant sortir le second émetteur de gaz à effet de serre, ce qui aura un impact s'il décidait de ne respecter aucune restriction des émissions.

Dans le concert de condamnations, peu de voix discordantes se sont fait entendre. Affirmant qu'il ne laisserait rien entraver son action de redressement de l'économie de la première puissance au monde, il a martelé: " Je ne peux pas, en toute conscience, soutenir un accord qui punit les Etats-Unis ...

Prenant la parole jeudi au jardin des roses de la Maison Blanche au cours d'une cérémonie, Trump a expliqué que les " accords de Paris " - signés par tous les pays à l'exception de la Syrie et du Nicaragua - placent des fardeaux financier et économique " draconiens " sur les épaules des entreprises et des contribuables américains tout en donnant aux autres pays un avantage commercial sur les Etats-Unis.

Macron fait la leçon à Trump [Discours en vidéo — Accord de Paris
L'accord actuel désavantage sa nation et n'est pas assez dur avec la Chine et l'Inde , a-t-il jugé. Pour Berlin, les Etats-Unis "nuisent" au monde entier en se retirant de l'accord-climat.

L'Union européenne, le Canada, l'Argentine, les îles du Pacifique et l'ONU déplorent cette décision américaine. Il a soutenu par communiqué que l'administration de Donald Trump rejoignait ainsi "une petite poignée de pays qui rejettent l'avenir".

Les Nations Unies, qui chapeautent l'accord, ont fait part de leur "grande déception". Après des semaines d'atermoiements, Donald Trump tient ainsi l'une de ses promesses de campagne au nom de la défense des emplois américains.

L'Inde, dans le top 5 des principaux pollueurs, a appelé au respect de l'accord de Paris.

Elon Musk, par exemple, le très médiatique PDG du constructeur de voitures électriques Tesla et ardent défenseur des énergies renouvelables, a immédiatement quitté les différents cénacles de grands patrons conseillant Donald Trump, suivi par le PDG de Disney.

La résistance ne s'est pas fait attendre non plus parmi les élus: les maires de 75 villes représentant 42 millions d'habitants et les gouverneurs de 12 États abritant 102 millions d'Américains ont condamné la décision de Trump. Parmi elles, le président russe Vladimir Poutine s'est refusé à "condamner" son homologue américain, plaidant pour un "travail en commun" avec les Etats-Unis. Cependant, a pris soin de préciser M. Trump, les Etats-Unis cessent "dès aujourd'hui" son application. Toutes les informations reproduites dans cette rubrique (dépêches, photos, logos) sont protégées par des droits de propriété intellectuelle détenus par l'AFP.