Dimanche, 16 Décembre 2018
Dernières nouvelles
Principale » Accord de Paris sur le climat : les Etats-Unis se retirent

Accord de Paris sur le climat : les Etats-Unis se retirent

03 Juin 2017

"Nous ne négocierons pas un accord moins ambitieux, en aucun cas", s'est articulé le président français dans un discours prononcé depuis l'Elysée, deux heures après l'annonce faite par Trump depuis la Maison Blanche.

Sans surprise, les réactions ont fusé des quatre coins de la planète, entre stupeur et effarement.

"Les pays qui restent dans l'accord de Paris sont les pays qui récolteront les bénéfices en termes d'emplois et d'industries créés". Dans un communiqué, l'ancien président a rappelé que l'accord n'avait pu voir le jour, en 2015, que grâce au "leadership américain sur la scène mondiale".

Les États-Unis sont les deuxièmes plus grands émetteurs de gaz à effet de serre au monde, derrière la Chine.

Cependant, a pris soin de préciser M. Donald Trump, les États-Unis cessent "dès aujourd'hui" son application.

Bernie Sanders, John Kerry et tous les démocrates américains ont unanimement condamné la décision de Donald Trump. Et elle pourrait donner encore plus de poids à la Chine, qui s'est peu à peu imposée comme un pays leader de la "diplomatie climat".

Mais le président républicain a aussi assuré que son pays était prêt à négocier un nouvel accord climat. Barack Obama, qui avait signé l'accord de Paris, a regretté dans un communiqué la décision de son successeur.

MondeLes conséquences du retrait américain de l'accord de Paris
Emmanuel Macron a réagi à la sortie des États-Unis de l'accord de Paris. Barack Obama a amèrement regretté cet arbitrage de son successeur.

A l'offensive, passant à l'anglais, il a souligné la responsabilité commune de tous les pays: "Make our planet great again", a-t-il lancé, dans une paraphrase du slogan de Donald Trump ("Make America great again") en guise de conclusion.

"Une décision gravement erronée", a déclaré en anglais et allemand le président de l'exécutif européen, Jean-Claude Juncker, cité dans un tweet de sa porte-parole publié quelques minutes après l'annonce, redoutée mais attendue, du chef de la Maison blanche.

Le Premier ministre danois Lars Lokke Rasmussen a déploré une "triste journée pour le monde". "Je suis certain que nos Etats, villes et entreprises seront à la hauteur et en feront encore plus pour protéger notre planète pour les générations futures", a indiqué Obama. Le patron de GE, Jeff Immelt, s'est dit "déçu". Donald Trump a renoncé à l'avenir, pas les Etats-Unis. "Le Canada reste ferme dans son engagement à lutter contre les changements climatiques et appuyer une économie axée sur la croissance propre". "Je crois que les États-Unis d'Amérique devraient être en tête du peloton", a-t-il déclaré.

Pendant sa campagne, l'homme d'affaires septuagénaire avait promis d'"annuler" cet accord. Une douzaine de grands groupes, parmi lesquels le pétrolier ExxonMobil, le géant de l'agrochimie DuPont, ou encore Google, Intel ou Microsoft, ont pressé Donald Trump de ne pas en sortir.

Pour lui, il est injuste que la Chine et la Russie qui sont les plus grands polluant de la planète, continuent à maintenir leur production en charbon et que, dans le même temps, l'Europe et l'Inde soient, sous cet accord, permis d'augmenter leur production pendant que les Etats-Unis réduisent sensiblement la leur. En raison de la procédure prévue, cette sortie ne deviendra effective qu'en 2020.

La décision de Donald Trump de se retirer de l'Accord de Paris sur le climat donne des munitions aux opposants à la taxe du carbone que compte imposer le gouvernement fédéral en 2018.